Xciii - Transiense

Xciii - "Transiense"
chronique Xciii - Transiense

« Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue. »

 

Bien mieux mis en son que Enlighten chroniqué dans ces pages, Transcience marque une nouvelle étape dans l'évolution de XCIII, projet solo de Guillaume Beringer. Une fois de plus, ce dernier a pris en charge toutes les étapes de l'enregistrement, la composition, tous les instruments, tandis que pour le chant, il est épaulé par Maélise Vallez sur la plupart des titres. Un réel effort a été réalisé pour l'aspect visuel. Une session photo et un clip, très esthétiques, en grande partie en noir et blanc, signés Juliette Poulain, ajoutent un complément à-propos et éminemment cohérent à la musique. De nombreux samples de monologues en lien avec l'univers de la mode et de la haute-couture viennent renforcer ce sentiment que le musicien a voulu créer une œuvre complète. La vacuité de ce domaine est une source d'inspiration parfaite pour ce Rock avant-gardiste.

 

S'il est mieux produit, Transcience est aussi plus varié : il est possible que l'expérience Press Repeat, album de reprises (de The Mamas and the Papas à Burzum, avec un crochet par A Perfect Circle), ainsi que la poignée de concerts donnée aient joué dans ce sens au niveau de la composition. De ce fait, XCIII nous offre avec ce nouvel album un Metal très varié, hérité du Dark Metal, mais qui ne s'y limite pas. Les influences du musicien sont très larges, allant du Trip-hop, à l'Ambiant, en passant par le Black Metal et le Prog-rock, pour nourrir une musique originale, très visuelle, cinématographique, tantôt énervée (le côté Indus de « Room Of Lights ), tantôt planante (les longues plages de rêveries de "An Ocean"). Chaque titre nous emmène dans une direction différente et il prend un malin plaisir à nous perdre dans les structures alambiquées de ses compo.

 

Les deux chants se mêlent à merveilles, eux aussi extrêmement variés, tour à tour mélodiques, BM, éthérés, délicieusement déjantés (à la Agnete Kjølsrud) ou encore graves et chauds comme pouvait l'être Peter Steele.

 

Le résultat final est un mélange hautement original et personnel, un Rock atmosphérique, sombre, qui embarque quasi immédiatement l'auditeur dans un monde délicat et complexe.

 

« Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais. »

photo de Xuaterc
le 29/01/2019

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 29/01/2019 à 11:21:35

" (à la Agnete Kjølsrud)"

Toi, tu sais parler aux lapins !

Xuaterc

Xuaterc le 29/01/2019 à 11:57:18

Une chanteuse trop mésestimée. D'ailleurs Djerv vient d'annoncer son retour.

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