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Zoebeast - "Gore Dancefloor"

Zoebeast - "Gore Dancefloor"
chronique Zoebeast - Gore Dancefloor
8,5/10 0

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mp3 mp3 (38:09)

 

Style musical : 

Death/Grind/Thrash/Crust

 

Année : 

2013

 

Tracklist :

01. Shaved and Juicy
02. Scrum
03. Saints Of Machine Gun
04. Birthrate Stagnation
05. Gore Dancefloor
06. Industrial Stagnation
07. True Metal Metalist
08. Grindcore Is Love
09. Mr Scrotum
10. The Brundlefly Project
11. Her Zombie Father
12. Extreme Libido
13. P-Plan
14. Binary Shit
15. Bloody Blanket
16. Red Flare
17. Don't Get ill

 

Label : 

Coyote Records

 

Lieu d'enregistrement : 

Voskhod Studio
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Qu’un groupe de Bleuargl Metal parte en vrilles, ça peut être carrément sympa… Yun-fat ou Fake Idyll en sont de parfaits exemples. M’enfin en général c’est quand même d’autant mieux quand les craquages de slip restent cantonnés à la marge. Parce que les zouaveries 100% Crado-Débilo Grind à la Gronibar ça va 2 minutes, sauf que l'expérience montre que ce genre d’album ne revient pas super souvent sur la platine. Du coup cette pochette blindée de Pacmans crétins, ce titre abattoir-&-boule-à-facettes… « Ça sent le Prout Ragnagna Goregrind à plein nez votre Gore Dancefloor-là, non!? »

 

Eh bien non M’me Michu. Pas du tout même.

 

Bon, OK. De temps à autres, au détour d’un break, en conclusion d’un riff, à l’occasion d’un sample, Zoebeast va faire le fanfaron. Le coquinou même. Mais ça reste toujours relativement light, et ne vire jamais au Crotte-de-Nez Brutal Death. Car et de un, avant de faire rire, les Russes veulent faire mal. « Aggressive means positive! » comme ils le disent eux-mêmes. Et de deux, ce qui branche nos zoziaux c’est de faire joyeusement partouzer Death grumeleux, Grind crusty et Thrash fonceur, un peu dans le même esprit qu’un Frightmare, mais en plus fréquemment Grind, et sans la touche Troma. En sachant que cette description de leur périmètre musical, bien que quasi-complète, doit encore être étendue au Motörhead’s Punk’n’Roll ainsi qu’au Hardcore moshy (cf. « Birthrate Stagnation » par exemple). Tout ça baignant dans l’effervescence la plus communicative, les guitares les plus merveilleusement abrasives, les lignes de basse les plus goulûment rondelettes, et le "chant" le plus Broâârgngrûût – ce dernier étant animé par Stan Laurel au Growl’n’Gruik et Oliver Hardy au Shriek’n’Core, tel un Brutal Truth particulièrement truculent.

 

« Quasi-complète » écrivais-je plus haut à propos de la palette musicale utilisée. « Quasi- », oui, car comme le dit le groupe lui-même, leur Death/Grind est « également influencé par toutes sortes de musiques extraterrestres allant du Slamminggutturalbrutaldeathcore à l’Electro house ». Tu m’étonnes! Ainsi, sur le taquin « True Metal Metalist », on a le droit à un peu de bon vieux Black Metal. Tandis que sur « Bloody Blanket » on chevauche carrément derrière le panache blanc d’une fière lead Heavy, avant d’effectuer un rapide détour vers des cordes orientales que n’aurait pas renié Khalas (à partir de 2:08). Sans parler de « Mr Scrotum » qui fait défiler guitares du désert Tarantinesques, Ska jumpy et Party Metal à la Dirty Shirt, sans nullement oublier Brutal Death, Punk et Rock crasseux. Mais le pompon du hors sujet joyeux – annoncé dès la pochette – revient à un couple de morceaux improbables. « Gore Dancefloor » itself d’abord, dont le côté Rétro-Disco de l’extrême pourra rappeler Not A Brain. Mais surtout le 2 Unlimited 8bit CyberGrind dansant de « Extreme Libido », qui ferait Johntravoltiser un fauteuil roulant de la Manif Pour Tous.

 

... ‘tain mais Stay-On-The-Scene-Lika-Sex-Machine quoi!

 

L’avantage c’est que l’enthousiasme à l’œuvre et le large cocktail de genres apportant leur pierre à l’édifice permettent à Gore Dancefloor d’être finalement très varié, et tout autant mémorable. Bordel quel pied on prend sur cette collection de bombinettes, notamment les « Shaved And Juicy », « P-Plan » et l’irrésistible « Don’t Get Ill » – pour ne citer que les titres jusqu’ici passés sous silence! L’inconvénient par contre c’est que… Euh, attendez voir… Bah il n’y en a pas tellement en fait. Tout juste pourra-t-on regretter un peu un « Ref Flare » aux lipides plus balourds, façon Six Feet Under pas super bien réveillé. M’enfin c’est vraiment histoire de jouer les raclures de fond de colonne qui trouvent toujours de quoi faire la moue. Parce qu’honnêtement, pas facile de trouver un album plus à même de réunir un large bestiaire de métalleux hilares au fond d’un pit de l’Obscene Extreme.

 

HAPPY GRUIIIIIIIIIIIIIK FOR PARTY FREAKS!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: Imaginez que le mélange Death / Crust / Thrash de Frightmare soit repris à son compte par un groupe russe qui s'avère à la fois plus gerbouleux mais aussi plus ouvert que son compère américain sur les autres genres et l’humour utilisé à bon escient. Savoureux isn’t it? Eh bien Gore Dancefloor fait de ce rêve une réalité!

photo de Cglaume
le 19/01/2017

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