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Les Reports Interceptor Fest (Interceptor Fest) / Rock School Barbey - Bordeaux (33) / 06/10/2017 (Report)

Interceptor Fest (Interceptor Fest), le 06/10/2017, lieu : Rock School Barbey - Bordeaux (33) - report du concert | COREandCO

Les Reports Interceptor Fest
Interceptor Fest

Interceptor Fest

 

Malgré une scène musicale underground très active et un foisonnement de concerts dans des petites salles, les gros événements Rock Indé / Hard Rock / Metal se font rares dans la capitale de Nouvelle Aquitaine. 2017 semble marquer un sursaut, que j'espère durable, avec la venue de pointures dans des genres très différents, et octobre est particulièrement bien fourni en concerts. Le mois commence par la première édition de l'Interceptor Fest, festival organisé à l'initiative de deux salles bien connues des bordelais, Barbey et le Void. S'étalant sur trois jours, il propose déjà une affiche variée et costaud, avec quelques pointures que l'on n'a pas l'habitude de voir live.

Je vais vous avouer que, hormis Dread Sovereign, je ne maîtrise la discographie d'aucun des groupes à l'affiche pendant ce week-end. Mais je me faisais une joie de découvrir sur pied un grand nombre.

 

Jeudi 5 octobre 2017, Rock School Barbey

 

Les choses commencent plutôt doucement, certainement du fait qu'on soit un jour de semaine. C'est presque à un concert classique que l'on assiste, puisque seuls Swans, avec une première partie, jouent ce soir.

Baby Dee est en charge d'ouvrir les hostilités. Guitare sèche, voix, accordéon. Pas de chance, j'ai une sainte horreur de ce dernier instrument. Mais elle met tellement d'émotion et de vécu dans ses ritournelles Folk que j'en ai presque  oublié mon aversion. Malheureusement, son temps de jeu est vraiment trop court pour immerger totalement l'auditeur.

Le plateau est déjà en place pour que Swans prenne possession de la scène peu après. A la suite d'une longue intro bruitiste qui voit les différents musiciens se mettre en place progressivement, quand le premier morceau démarre, je comprends le sourire complice de la guichetière qui m'a tendu une paire de bouchons d'oreilles avec mon pass en me disant « Tu vas en avoir besoin, ils jouent fort » : effectivement, ça joue fort, très fort. Je n'avais pas entendu ça depuis Slipknot en 1999. Et c'est parti pour presque trois quarts d'heure sans discontinuer, sans le moindre silence, d'un Rock expérimental, parfois proche du Drone, un peu comme si Earth avait bouffé Pink Floyd. L'atmosphère est gluante, poisseuse, suffocante, les musiciens majoritairement les yeux tournés vers le batteur. Un morceau moins dense, plus « classique » permet à une foule en transe, les yeux fermés, de reprendre son souffle. Mais le groupe reprend vite ses habitudes monolithiques qui feraient passer Sleep pour un groupe de Swing. Le tout est mené par une main de maître par Gira, aux allures et vocalises de shaman. L'expérience est mystique et intense, malsaine comme une mauvaise drogue, pas celle qui te fait te sentir invincible, celle qui te fait regretter d'être né. Après un final à l'image du reste du show, lent, hypnotique, lourd, quand tout s'arrête et que lumières se rallument dans la salle, on a du mal a rependre pied à la réalité. Quelle claque !

 

Vendredi 6 octobre, Rock School Barbey

 

Diverses obligations m'obligent à rater Fall of Seraphs, Hyrgal et Entrails Massacre qui jouent en début d'après-midi / début de soirée au Void. Tant pis, c'est remonté comme un hipster devant un bar à bagels sans gluten que je reprend le chemin du cours Barbey. Au programme, du Grindcore, du Black Metal, du Doom et du NWOBHM. Une bonne soirée en perspective.

Gadget joue du Grindcore, mâtiné de Grindcore, avec une dose de Grindcore. À la suédoise. On en prend plein la gueule car le groupe fait le job avec conviction et sans débander. Je me suis toujours demandé comment ce genre de groupe parvenait à maintenir un tel degré d'intensité. Ce n'est pas encore aujourd'hui que j'aurais ma réponse.

Ravencult prennent la suite avec leur Black Metal cru et bas du front. Evil et malsain, sa musique est criarde et agressive, et ne dépareille pas trop avec le groupe qui l'a précédé. Mais que tout ceci est convenu et les musiciens ne font pas de gros efforts pour visuellement mettre un peu d'animation sur scène.

Projet parallèle d'Alan Nemtheanga, Dread Sovereign voit le vocaliste s'emparer d'une basse en plus du micro, pour rendre hommage aux premières heures du Heavy. Ce qui frappe, c'est la décontraction avec laquelle les musiciens délivrent leur Doom, sans autre motivation que de se faire plaisir. Le chanteur de Primordial est impeccable entre Rob Halford et Messiah Marcolin, tandis que le gratteux part dans tous les sens (un peu à la manière de Larry LaLonde de Primus) mais sans en mettre un à côté. On a le droit à des hommages à Venom et au Black Sab'. Sans en avoir l'air, les irlandais ont donné l'un des shows les plus intéressants du week-end.

Parfait pour accueillir la tête d'affiche de ce soir, les cultes Angel Witch. Beaucoup dans le public attendaient le groupe anglais, qui se fait rare en France. Pendant une heure, il s'est appliqué à faire ce qu'il sait si bien faire depuis plus de trente cinq ans: délivrer un Heavy Metal racé. Le temps ne semble pas avoir de prise sur les musiciens, en particulier sur la voix de Kevin Heybourne. Une leçon pour tous ces groupes de jeunes qui tentent de faire revivre l'esprit du début des 80's. "You're an angel witch, you're an angel witch!".

 

Samedi 7 octobre, Void

 

Il fait un soleil radieux à Bordeaux en ce début d'après-midi, ce qui rend difficile la transition avec le Doom écrasant de Greyfell qui prend possession de la cave du Void. Monolithique et ultra lent, des claviers viennent apporter une touche psychédélique. On pense bien évidemment aux grands noms du Funeral mais également à Type O Negative dans ses plans les plus glauques. Une bien bonne entrée en matière.

Suivent les landais de Lust For Death avec leur Death teinté de Thrash, qui arrivent à faire (légèrement) remuer le public déjà relativement nombreux du Void. Répétitif et peu inspiré, il peine cependant à accrocher mon oreille malgré une indéniable volonté de bien faire.

Le chanteur reste sur scène puisqu'il est également vocaliste chez Whoresnation. Au menu du Grind, tendance Punk. Est-ce du bon Grind? Je ne sais pas, je laisse les spécialistes se prononcer.

Suite à des problèmes administratifs, Dead Congregation est obligé d'annuler sa participation à l'Interceptor. De ce fait, Hexecutor, qui devait clore cette après-midi rue du Mirail, gagne le droit de jouer à Barbey.

 

Samedi 7 octobre, Rock School Barbey

Rendez-vous donc à 19h30, ce qui laisse largement le temps de se sustenter et de rejoindre la Rock School pour attaquer avec le show des bretons. Tout de cuir et de clous vêtus, ils invoquent avec leur Thrash teuton les esprits de Destruction et de Sodom, c'est bien fait, avec passion, mais la lassitude finit par gagner à mesure qu'avance leur set.

Funeralium prend rapidement le relais. Avec un tel nom, deux basses cinq cordes et deux guitaristes, il ne faut pas s'attendre à une ambiance de troisième mi-temps de rugby. Effectivement, c'est un Dooooooom légèrement Death qui s'abat sur nos oreilles, maniant à la perfection les extrêmes, lourdeur et vélocité des tempo. Des riffs marteau-pilon viennent s’abattre pendant près de quarante minutes sur un public qui en redemande.

Avec Evil Invaders, on se retrouve encore plongé au début des 90's en pleine vague Thrash, cette fois-ci avec du rétro Crossover, comme peuvent le faire Municipal Waste et consorts. Le groupe est le premier du festival (et le seul) à utiliser des éléments de mise en scène, panneaux pour masquer les ampli, machines à fumée cachées dans des praticables sur lesquels les musiciens n'hésitent pas à grimper. Mais tout cela n'arrive pas à complètement masquer l'aspect complètement cliché de leur musique malgré un fun omniprésent. Tout le monde passe un plutôt bon moment (sauf le guitariste qui subit quelques désagréments techniques), mais il n'en reste pas grand chose une fois que les lumières se rallument.

J'avoue qu'au début du show de Looking For An Answer (42), je suis victime d'un léger coup de mou, qui visiblement de fait rater ce que beaucoup considèrent comme le meilleur show du Fest. Je le suis de loin, je trouve ça plutôt linéaire et rébarbatif, sauf le dernier titre, plus varié.

L'orga à la bonne idée de clore l'Interceptor par mon péché mignon, du Black Metal norvégien, avec Tsjuder. Par forcément les plus connus dans le domaine, mais il s'agit d'une valeur sûre. On sent bien tout le métier du trio qui dès les premiers instants du concert met dans sa poche une grande partie du public, avec son BM classique mais efficace, aux riffs old-school. Rien de bien original mais foutrement bien fait et passionné. Il termine en apothéose avec une reprise de Bathory "Sacrifice" et "Antiliv".

 

 

Pari réussi pour cette première édition de l'Interceptor Fest. Une orga au top, aucun problème technique (ils ne pouvaient rien à l'annulation de Dead Congregation), une qualité sonore satisfaisante. La programmation était certes variée, on frôlait parfois le grand-écart stylistique (Gadget et Angel Witch si proches, c'était osé), mais les groupes étaient suffisamment de bonne qualité pour plaire au plus grand nombre. En retour, le public a répondu présent, Barbey (en version sans gradins, sauf pour Swans, mais la situation était différente) était pleine. En laissant traîner mes oreilles, je n'ai pas entendu de griefs concernant l'organisation, et pourtant le public français, et bordelais plus particulièrement n'est pas réputé pour être facilement contentable.

Un grand merci aux organisateurs, aux bénévoles, aux groupes et au public! À l'année prochaine ?

 

 

Soyez indulgents avec la qualité de mes clichés, la photo et moi, ça a toujours fait deux, et j'ai shooté avec un bridge vieux comme mes robes (j'ai le droit, ma grand-mère était couturière...).

photo de Xuaterc
le 23/10/2017

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