THE DILLINGER ESCAPE PLAN + POISON THE WELL le 23/11/2004, Le Trabendo, Paris (75)

THE DILLINGER ESCAPE PLAN + POISON THE WELL (report)
Ouverture des portes prévue à 19h30, alors me voilà porte de Pantin à 19h20 : nickel, je vais pouvoir me taper un sandwich pour tenir le coup toute la soirée… Et là, en attendant qu’on me serve mon dû - un kebab de base - qui je vois débarquer du chinois d’à-côté ? Trois ricains dont un petit très musclé, et voui : Mr Pucciato en personne, chanteur de DILLINGER. Et évidemment le temps que ça monte à mon cerveau ; ils sont loin… Tant pis, je repasserai pour des dédicaces…

19h35 je suis devant le trabendo et y a déjà du monde ; mais comment ont-ils pu penser que la boule noire contiendrait toute cette populasse ? Bref, je suis à l’entrée quand – Ô horreur ! - je vois un panneau « BURST ne jouera pas ce soir »…. Merde ! ! ! ! putain ça ça fait chier… Leur prestation à l’édition 2004 du furyfest m’avait bien convaincu , mais bon : on va faire sans. Déçu quand même. Je me dis alors que ça va commencer bien plus tard que prévu et alors je prends tout mon temps pour choisir mon coin ; qui se situera tout derrière, prêt de la console de façade et des escaliers (pour ceux qui connaissent le trabendo). Et je suis assez surpris quand, vers 19h45 (un quart d’heure plus tard) les lumières s’éteignent pour l’entrée des POISON THE WELL. Les émokids sont en transe, je suis assez impatient de mon côté car grand fan de you come before you et tear from the red. Ces deux albums seront d’ailleurs assez bien représentés car je connais les ¾ des morceaux, le son du début de set n’est malheureusement pas à la hauteur mais ça s’arrangera par la suite… Des titre comme Botchla (avec une intro encore plus lente que sur CD) ou Meeting again fot the first time ou the view from there is a brick wall ou encore Moments over Exaggerate ne perdent pas de leur intensité sur scène. Le gratteux remplaçant est très concentré sur ses parties (heu…de guitare bien sûr) et l’autre (le permanent) est une vraie boule de nerf ; non content d’assurer comme un bête il reprend les paroles avec le public et prend un maximum de plaisir tout comme ceux qui sont dans la fosse, d’ailleurs… Les mecs sont super bien en place et ils dégagent beaucoup d’énergie et d’émotions ; un très bon set pour moi qui les attendait au tournant…

Bon arrive la pause, impossible de me frayer un chemin jusqu’au bar histoire de me taper une mousse (je me rattraperai après DEP), l’enfer pour moi… Bon, bah je vais attendre sur place alors… Je mate un peu les changements de sets ; les mecs ne se pressent pas vraiment : un groupe en moins ça laisse du temps à combler; normal…

20h45. Extinction des feux, montée sonore d’une intro dont je ne connais absolument pas l’origine, et nos cinq gars de THE DILLINGER ESCAPE PLAN montent sur scène : quelques salutations de la main, pluggings de jacks, on s’accorde….. et BOUM ! ! ! D’entrée de jeu : panasonic youth dans ta gueule. E-N-O-R-M-E ! ! Le gratteux originel (et oui, comme dans PTW y a un remplaçant) fait tout simplement un slam avec sa gratte dès les 1eres notes et c’est le chaos total. Le chanteur utilise toute la scène, la parcourt de long en large pendant tout le set et semble complètement habité par sa musique, il dodeline sans arrêt de la tête, fait chanter le public…Le gratteux remplaçant est, quant à lui, totalement plongé dans son truc ; normal quand on connaît la complexité de leurs morceaux. Il headbangue juste de temps en temps… L’autre guitariste est un dingue absolu : je vomirai toutes les 2 minutes si j’étais réincarné en sa gratte, c’est sûr…Il bouge dans tous les sens, se permet même de sauter en prenant appui sur son ampli, un équilibre de funambule : et pendant ce temps, toutes ces gaudrioles mises à part, il assure comme une bête les parties très technique des morceaux. Leur batteur est tout simplement un dieu : ultra-rapide (il joue avec un clic dans les oreilles pendant tout le set), des inspirations jazzy très bien senties et une frappe saignante…Côté morceaux, on a le droit à la moitié de « Miss Machine » dont baby’s first coffin, Van Damsel,le très entraînant Setting Fire to sleeping Giants ou le génialissime Sunshine the werewolf avec le délire total au moment où tout le monde reprend DESTROYER ! ! ! en chœur au final de la chanson… ENORME ! Sinon un ou deux morceaux de « Irony is a dead scene » et quelques autres de « Calculating Infinity » que je ne connais pas hormis 43% burnt auquel nous avons eu droit. Le set durera en tout et pour tout 40/45 mins au grand dam de certains qui ne comprennent pas à quel point cet impossible d’assurer 1h à ce rythme incroyable. Pour ma part, aucune objection quant à ce set : rien à redire…

Passons au mauvais point de la soirée : les « slammeurs autistes » qui ne comprennent pas que, arrivé à un moment, il faut savoir s’arrêter et laisser la scène à des artistes qui savent l’occuper à merveille. Ces crétins ont réussi à bien énerver Greg Pucciato qui ne s’est pas privé de les « aider » à slammer pour qu’ils ne restent pas 3mins sur la scène, et le bassiste, pour sa part, a carrément pousser un mec dans la foule tout en continuant à jouer mais l’air passablement énervé. Ces abrutis ont privé les DEP d’un partie de leur plaisir en s’accaparant la scène à certains moments. Les mecs de la sécurité n’avaient, apparemment, pas fini leur sieste pendant ce temps-là…

Bon, mis à part tout ça, la soirée fût plus que bonne et j’ai finalement eu le droit à ma mousse à la sortie donc tout est bien qui finit bien !
photo de Mat(taw)
le 29/05/2007

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