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Les interviews Eepocampe - Interview du 30/04/2010

Eepocampe - Interview du 30/04/2010 | COREandCO

Membre(s) interviewé(s) :
Le trio

Les interviews Eepocampe
Eepocampe

Voici Eepocampe... le trio du Pas-de-Calais est le 4e groupe interviewé pour la série amorcée en Janvier. Tout ce qu'il faut savoir est dans l'interview...

Pouvez-vous vous présenter ?
Eepocampe, trio Rock du Nord de la France formé fin 2005 avec Anthony à la batterie, Alexis à la guitare et Antony à la basse et au chant.

Vous avez sorti Day after day... all takes another way en 2008. Y'a t-il un 2nd album en projet ?
Oui, depuis plusieurs mois maintenant. On consacre la majeur partie de notre temps libre et de nos répètes à bosser dessus. On prend notre temps, on explore plein de pistes, on ré-écoute, ré-arrange… c’est du boulot de composer! A l’heure actuelle, on a 8 titres qui sont pour ainsi dire bouclés, l’étape suivante c’est de travailler les arrangements, et pour ça on a énormément d’idées à tester sur ces chansons, ça va du violon pour accompagner des montées, en passant par des cuivres qui ajoute une atmosphère, jusqu’aux notes de piano et des samples… Tout est possible, on verra bien! En tout cas pour l’instant on est vraiment satisfait de notre travail, ça correspond parfaitement à ce qu’on voulait. Et bien sûr ensuite arrive les joies du studio d’enregistrement, sûrement cet été ou à la rentrée !

Avez pour projet de trouver un label pour le prochain ?
Ha! Trouver un label, c'est une riche idée. C'est pourtant pas ça qui manque mais pour en dénicher un potentiellement intéressé c'est plus compliqué malheureusement. Comme tu dis, c'est en projet pour la distribution oui, car ce serait une étape intéressante pour nous de pouvoir élargir notre champs de diffusion, de rencontrer un public différent et tout ce que ça implique derrière. Mais on souhaite garder l'indépendance et l'autonomie au niveau de la production, l'enregistrement, le mixage, l'artwork etc. C'est là dedans qu'on investit notre énergie.

Si vous deviez vous définir quel terme utiliseriez-vous ?
C'est toujours difficile de répondre à cette question. Avec le premier album la presse a pris l'habitude de ranger ça dans le Post-Rock. Pourtant nos morceaux ne reflètent pas toujours la définition du Post-rock. On préfère laisser la musique parler d’elle-même plutôt que de la définir car on a tendance à faire ce qu'on a envie d'entendre, ce qui nous prend aux tripes. Les frontières sont souvent dépassées. Je dirais qu'on fait de la musique à dominante instrumentale parsemée de chant, dont l'écriture se veut progressive, émotionnelle et sans schéma réducteur. Qui sait peut-être qu’avec ce nouvel album on en arrivera à autoproclamer notre style comme eepo-rock, comme certains définissent leur genre comme autruche-core ou traktopel-core.

Vous avez des influences particulières ?
Des tas oui. On est fortement influencé par les musiques qu'on écoute évidemment. On partage tous les trois un lot commun de musique qu'on apprécie et on a tous les trois des penchants musicaux très différents également, qu'on ne partage pas, mais qui s'immiscent quelque part dans notre façon de jouer de notre instrument ou d'approcher l'écriture d'un nouveau morceau.

Pour en revenir au 1er album comment l'aviez-vous enregistrer ? (Chez qui ? Quel budget ? C'était facile ?)
C'était un pur hasard, on a rencontré par l'intermédiaire d'un ami, Sébastien Czeryba, un ingé son amateur et musicien. A l'époque on avait même pas prévu de faire un album. On avait juste enregistré avec les moyens du bord, deux titres pour notre page myspace. Seb les a écoutés et il a accepté de bosser avec nous. C'est de là que tout est partie. Un budget serré de chez serré, je pense que ça devait tourner autour de 2000€. On a enregistré la batterie chez moi, dans mon sous sol et la basse et la guitare dans le studio de Seb à Lille. C'était un vrai parcours du combattant car tout le monde bossait la semaine donc on se réunissait les week-end-end pour enregistrer quelques parties par ci par là. Mais ce fut une sacrée expérience et surtout on s'est bien marré tout en étant très satisfait du résultat au final ! Et Seb a l'oreille fine, on a beaucoup appris avec lui.

Katrina's forgotten : Pourquoi ce titre ? Avoir parlé de cet événement ?
Je pense que l'idée d'écrire sur la catastrophe de l'ouragan Katrina vient en partie de la structure du morceau. Je veux dire la façon dont il est écrit et construit, son mouvement, cela nous faisait penser à une tempête, aux étapes qui la précèdent et qui lui succèdent. D'un point de vue humain c'est un événement qui nous a profondément marqué. Ces gens, pour la grande majorité pauvres, frappés par une catastrophe épouvantable, ont été livré à eux mêmes sans soutien du gouvernement pendant près d'une semaine. Il ne leur restait que la dignité, le courage et la solidarité pour espérer s'en sortir. J'ai essayé d'écrire quelque chose de plus généralisé autour de ça car si on extrapole un peu et sans aller chercher bien loin, on s'aperçoit que des situations comme ça, à plus ou moins grande échelle, c'est très révélateur de la société d'aujourd'hui, une société très hypocrite cachée derrière un discours : soit bon, soit con et démerde toi.

De manière plus générale de quoi parlent les paroles ?
Ça parle de ce que tu penses retrouver dedans ;-). Je préfère si possible laisser la libre interprétation de la chose selon le passé, l'humeur ou les références de chacun. En général c'est quelque chose qu'on aime bien faire à propos des chansons qu'on écoute, ou des films un peu tordu qu'on peut regarder comme ceux de Lynch par exemple. On cherche leur interprétation, on les confronte à celles des autres et au final parfois on ne sait jamais vraiment. Je pense pas pour autant que ce soit difficile de voir au travers de ce que j'écris mais généralement j'essaye de traduire une forme de pensée assez humaniste ou de critiquer une chose qui ne le soit pas assez.

Question coutumière du zine : La litterature est-elle une source d'inspiration ?
Oui je pense d'une certaine manière. En partant du principe que ce que tu lis façonne ta façon de pensée, ta manière de voir et d'interpréter les choses c'est certain. Je regrette souvent le fait de ne pas avoir assez le temps de lire personnellement. J'adore la philosophie et les bouquins d'histoire et de sociologie.

Vous avez effectué une mini-tournée au Japon l'an dernier. Vous pouvez nous en parler ?
Le Japon c'était l'aboutissement de toute une carrière !... Non sans déconner, c'était vraiment une opportunité incroyable pour nous autant pour la musique que pour l'enrichissement personnel et culturel que ça nous a apporté. On a choisi le Japon car c'était plus simple à organiser(manager_traducteur, matos prêté par les salles) mais c'était surtout une culture qu'on avait envie de rencontrer. Là c'était royal, 10 jours de concert dans des clubs intimistes de Tokyo et ses alentours. Un public top niveau, très respectueux, enthousiaste et réactif! Ce qui nous a marqué par rapport aux groupes Japonais, c’est leur technicité, t’auras jamais une note de guitare ou un kick de grosse caisse à côté, d’après eux c’est surtout lié à l’honneur (l’histoire) et comme tous les japonais(es) vraiment chaleureux !

Un coup de coeur musical en ce moment ?
Pour Antho c’est August Burns Red, un groupe ricain de metalcore, des musiciens brillants et une présence sur scène à couper le souffle, surtout pour leurs tongs, à écouter l’album Messengers. Sinon l'album solo de Jonsi, le chanteur de Sigur Ros, qui vient tout juste de sortir est une vraie pépite.

Un coup de gueule ?
Aujourd'hui je pense qu'on pourrait gueuler pour tout. Sur les délocalisations, les retraites, les médicaments de moins en moins remboursés, le chômage, la manipulation des politiques et des médias, les banksters, le narcissisme de masse, l’Europe, la politique étrangère des Etats-Unis… Tout part en vrille, l'argent s'immisce partout et corrompt tous les secteurs. Les gens sont de plus en plus individualistes et égoïstes alors même que cela semble jouer contre leurs propres intérêts. On nivèle par le bas au lieu de niveler par le haut. Oscar Wilde disait : "le monde est un théâtre mais la pièce est mal distribuée". Ça résume assez bien la situation d'aujourd'hui mais ça induit surtout que rien n'a vraiment bougé.

Merci au groupe pour ses réponses aussi complètes...
Et merci à toi lecteur d'avoir lu jusqu'au bout, tu ne regretteras pas ta découverte...

photo de Toukene
le 01/05/2010

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