Slayer - Repentless

Chronique CD album (41:57)

chronique Slayer - Repentless

Les mecs sont vieux. Enfin pour un groupe de cette trempe c’est vieux, la plupart ayant 50 ans passés. Ok on s’en approche tous, mais à la différence que nous ça ne fait pas 35 ans que nous tournons autour du monde afin de prêcher la bonne parole, à savoir celle du Thrash Metal, de la violence, de l’anti-religion et du mosh pit.

 

Slayer avec ce Repentless reste fidèle à ses principes: ça envoie du riffs à qui mieux mieux, du chant crié par un Tom Araya qui retrouve ses cordes vocales une fois rentré en studio, un batterie qui tambourine sévèrement les fûts (je préfère d’ailleurs largement Paul Bostaph à Dave Lombardo, comme je l’ai d’ailleurs déjà dit) pour une mayonnaise bien montée, bien mieux que sur Christ Illusion par exemple, ou encore sur World Painted Blood.

Mais cet album marque surtout, et d’abord, le premier opus du groupe sans Jeff Hannemann, décédé suite à une insuffisance rénale en 2013. Le résultat est à la hauteur du groupe, et Gary Holt envoie sa guitare et ses doigts de façon généreuse, comme on a déjà pu le remarquer sur scène lors des différents concerts du groupe ces dernières années.
Bien sûr pas mal de riffs avaient été écrits par Hannemann avant de passer de l’autre côté, et Kerry King étant toujours là, la patte Holt n’est pas forcément toujours « visible ». Mais la musique est lourde, vraiment bien lourde, et ceux qui pensaient que le groupe perdrait son identité sans Hannemann ont eu tort. Pour preuve, le riff de « Atrocity Vendor » qui sonne très Punk au début, genre musical qu’adorait le Sieur regretté (on se souvient de Undisputed Attitude) ou encore « Piano Wire » écrit entièrement par Jeff.

Slayer fait du Slayer, de la boucherie de temps en temps, du sang de temps à autre, du crime parfois, de la violence toujours, malgré quelques petits écarts comme pourrait l’être « When the Stillness Comes » par exemple pendant les 3/4 du morceau, on retrouve toujours nos Papys au meilleur de leur forme un moment ou un autre. Et c’est ce qui pourrait étonner car alors que certains groupes comme Metallica ont varié les plaisirs au cours de leur carrière, tout comme Anthrax ou encore un Megadeth restant lui par contre fidèle à sa ligne de conduite droite et chiante, Slayer a rarement déçu ses fans de la première heure, sauf peut-être avec Diabolus in Musica. Même la pochette de ce Repentless nous rappelle un peu celle de Hell Awaits

 

Alors quoi? Alors c’est bien, c’est bon, ça nous casse les cervicales pour notre plus grand plaisir. Pas le meilleur album du groupe certes, mais un bon album qui fait plaisir par où il passe et qui pourra se ressortir dans quelques années afin de comprendre que ces mecs là étaient quand même très bons dans leur genre. Mais avant cela, pour ceux qui n’auraient jamais vu un concert du groupe, franchement allez-y, prenez des places pour le prochain car un Slayer en live c’est une sacrée expérience! Et écoutez donc ce Repentless de bonne facture, avec un volume suffisamment fort pour faire chier les voisins…

photo de Jull
le 05/09/2016

4 COMMENTAIRES

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 05/09/2016 à 13:53:40

Entièrement d'accord avec tous les propos de cette chro (mise à part concernant le mésestimé Diabola In Musicus). Que les empêcheurs de thrasher en rond se fassent empaler chez les Grecs.

Mental Vortex

Mental Vortex le 05/09/2016 à 14:52:49

Album conspué un peu partout à tort car loin d'être mauvais et indéniablement efficace ! C'est très générique, consensuel et pas innovant pour un sous, mais le plaisir d'écoute et la sensation qu'ils se font plaisir est bien présente, ce qui n'était pas forcément le cas sur des livrées précédentes ! Donc oui le dernier Slayer est un bon album de Thrash, du moins pas plus ridicule que les derniers Overkill et Exodus...

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 05/09/2016 à 18:47:47

Voilà ! Par contre, coquille sur le nom du label Jull.

Eric D-Toorop

Eric D-Toorop le 05/09/2016 à 18:51:11

Et toujours aussi efficace en live

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