Smile Away - Home made

Smile Away - "Home made"
chronique Smile Away - Home made

Après deux opus sous le nom d'Oxylum et deux années consacrées à des projets différents, Smile away fait son retour avec un six titres qui affiche des influences de toute évidence "Seattlliennes". La filiation est donc évidente mais les six morceaux de l'ep sont bons, sans la personnalité supplémentaire qui aurait démarqué le groupe, chacun d'entre eux faisant toutefois mouche sans efforts et ce, de façon non-linéaire, jamais bêtement frontale.

 

Au contraire, de belles mélopées poppy ("Little angel"), prises dans le flux d'un rock nerveux, ressortent et démontrent de belles capacités. On ne s'ennuie pas, la tension est de mise et des dérapages noisy agrémentent ce bel ouvrage, que Smile away devra confirmer et, parallèlement à ça, mettre à profit pour imposer une dimension plus singulière.

 

Doué, le groupe possède certainement les qualités qui le lui permettront et pour l'heure, on peut bien entendu profiter de cette sortie énergique ("Dancing"), puis plus nuancée ("Lost children", tout aussi bon), qui présente un trio crédible même sur ses plages acoustiques ("Just before"), simultanément subtiles et orageuses, menaçantes. Le platitude n'est donc pas de mise, le talent perceptible, mais il est primordial de s'affranchir d'influences encore décelables pour éviter de sombrer dans l'oubli, ceci en raison d'un créneau déjà largement exploité.

 

Quoiqu'il en soit, Smile Away peut avec ses sorties respectives briguer une place d'honneur dans le panier de crabes rock du pays, dans l'attente de contours plus personnels et moins directement influencés.

photo de Refuse to keep silent
le 06/12/2012

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