ARCHITECTS - Hollow Crown
Et de trois pour les hyperactifs de Brighton! Architects nous livre son troisième effort en seulement quelques années d'existence. Un groupe dont la moyenne d'âge doit tourner autour des 24 ans qui a su s'imposer en tant que référence de la scène metalcore british aux cotés de leurs comparses Bring me the Horizon. Le groupe s'est décidé à faire les choses en grand pour ce nouvel opus. Arrivé à un certain moment de la carrière d'un groupe, il faut prendre de l'élan pour mieux décoller. Architects nous a habitué avec leurs prods précédentes à un metalcore technique et chaotique. Un génie précoce qui a donné plus d'une claque, un style musical à la maîtrise insolente et une créativité débordante ne laissaient présager que du bon pour le groupe. Première écoute, première piste, premier riff, une enclume vient s'écraser du 4ème étage sur votre crâne et résonner entre vos deux oreilles. Quelle lourdeur! Un plan saccadé écrasant allié à une production bien poussée et un accordage deux tons en dessous donnent une autre dimension à Architects. Nos 5 Brittons ont en effet mis les petits plats dans les grands pour ce « Hollow Crown ». A l'instar de leur compatriotes de Sheffield, les autres 5 garçons dans le vent de Bring me the Horizon se sont appuyées sur un production moderne, avec LE ggrrrroooss son de guitare qui envoie où il faut quand il faut. C'est assez cliché, mais ça donne au groupe un plus indéniable à ces compositions. Résultat la première piste « Early Grave » se transforme en véritable hit avec son riff d'entrée monumental, son passage rapide et convulsif agrémenté de quelques masturbations guitaristiques, ces breaks écrasants, son refrain mélodique sans être mielleux et la fin qui parvient à être chaotique sur un riff des plus simplistes...ça commence fort. La suite s'avère tout aussi généreuse. Le groupe nous agrémente toujours des ces influences (Norma Jean, The Chariot...) et de ses passages assez hallucinants. « Numbers count for Nothing », symbole de cet variété musicale balance une intro qui part dans tous les sens, pour déboucher sur une rythmique hardcore et s'enclaver sur une mosh-part typique des pointures US (As I lay Dying). Le groupe possède toujours autant de talent pour poser des ambiances (« Follow the Water », « In Elegance »), les deux guitaristes étant un binôme parfait pour ce genre d'exercice. Sam le frontman assure quand à lui bien ses parties mélodiques, et contribue aux ambiances posées avec ses passages aériens. La rage est aussi un élément déterminant de ce nouvel album. La voix est certes plus monotone que dans les deux précédents opus, mais O combien écorchée! C'est une voix qui en veut, qui part des tripes pour arracher la gorge et cracher dans le micro, et qui au final contribue à l'effet rentre dedans de la galette. Cette envie qui anime le groupe prend toute son ampleur sous le déchainement des 5 éléments. Les rythmiques hardcore, les breaks imprévisibles et mosh-parts chaotiques ne seraient pas si explosifs sans la frappe sévèrement virile et les blasts marteleurs du batteur, ou les riffs assassins et plans geeko melo math des gratteux. Un album qui fait mal, qui relègue loin derrière la concurrence. Architects reste doué dans la technique, sans pour autant aller un cran au dessus (ce qui n'est pas forcément nécessaire) et progresse en efficacité. A écouter pour se faire plaisir et se faire mal, et à réécouter pour apprécier les nombreux détails et ambiances qui s'invitent tout au long de « Hollow Crown ». |
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[page du groupe Architects] Tracklist : 1. Early Grave - (3:33) Année : 2009 Label :century Media Durée : 41 minutes Lieu d'enregistrement : Outhouse Studio, Reading, UK |
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