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Divinity - "The Singularity"

Divinity - "The Singularity"
chronique Divinity - The Singularity
7.5/10 0
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CD album CD album (45:02)

 

Style musical : 

Modern melodeath technique

 

Année : 

2009

 

Tracklist :

01. Abiogenesis
02. Beg To Consume
03. Lay In The Bed You\\\'ve Made
04. Emergent
05. Transformation
06. Monsters Are Real
07. Embrace The Uncertain
08. Formless Dimension
09. Approaching The Singularity

 

Label : 

Candlelight Records

 

Lieu d'enregistrement : 

Walk As Chaos Studios
Dans le même style :
Mors Principium Est - ...And Death Said Live

 

Ça commençait à faire une petite tripotée de mois qu’on n’avait pas eu l’occasion d’être soufflé par l’un de ces nouveaux combos canadiens inconnus au bataillon mais ayant déjà la largeur d’épaules d’un Atlas du metal (pas le Michelin, d’Atlas, le porteur de globe, bande d'incultes!). Et là, paf, voilà justement que débarque Divinity, groupe au nom et aux références (Strapping Young Lad, Into Eternity et Soilwork) trahissant de grandes ambitions. Au vu des prétentions affichées, et après lecture d’une série de chroniques carrément enthousiastes, je peux vous dire que le cglaume était chauffé à blanc, du genre bave aux lèvres, mains moites et tempes cramoisies.

 

Et il se trouve que techniquement, le groupe s'est avéré être largement à la hauteur de ce que la bande-annonce de ce blockbuster musical annoncé pouvait laisser espérer. Une prod' massive, un espace sonore dense de chez dense, une rythmique mammouthesque, une approche over the top: c’est SYL qui copule avec Biomechanical. Là-dessus le groupe développe une approche bicéphale faite d’un visage plutôt typé modern metal – Meshuggah, Textures, leurs saccades, syncopes et autres triples axels rythmiques – et d’une facette mélodeath ambitieux et technique – cf. Darkane, plutôt que Soilwork. Côté chant, outre les braillements écorchés de modern-coreux de l'extrême, on a le droit à la résurrection du Chuck Schuldiner des derniers albums de Death, ainsi qu’à du growl épais et à un peu de chant clair. Côté guitares, c’est la fête du slip: les gratteux se la jouent tour à tour cyborgs destructurateurs, bûcherons canadiens (on ne va pas se gêner …), orfèvres scandinaves ou encore solistes modernes mais fins tricoteurs … Bref un vrai festival à la hauteur du label qualité « Made in Canada ».

 

Par contre il y a tromperie sur la marchandise quand on essaie d’attirer le chaland en agitant sous son nez le nom d’un Into Eternity. Certes « Embrace The Uncertain » tape en plein dans ce registre – quitte à dénoter un peu du reste du contenu de l’album – et se révèle au passage être l’un des tous meilleurs titres de « The Singularity ». Mais à cette exception près, on peine à trouver ici des traces des ces autres canadiens, si ce n’est peut-être dans les penchants mélodiques de certaines manifestations lead – que l’on pourrait néanmoins attribuer encore plus justement à Darkane.

 

Malgré ce portrait relativement idyllique, j’avoue être resté un poil sur ma fin avec « The Singularity ». Peut-être avais-je été un peu trop chauffé et mes attentes étaient-elles trop élevées? Toujours utile que, bien que reconnaissant les multiples qualités de l’album, tout ça me semble un peu trop touffu, trop systématiquement entortillonné, et manquant de l’imparable accroche d’un – justement, puisque c’est eux qui s’y réfèrent – Into Eternity, ou d’un Darkane. Trop de circonvolutions modern death peut-être, et pas assez de ces défouloirs frontaux ou de ces mélodies catchy que le groupe sait pourtant distiller habilement par moment … En tout cas, au final, des titres comme « Emergent », « Transformation » et « Approaching The Singularity » tombent à côté de la plaque … Et puis je pense que ce mimétisme troublant – et pas seulement vocal! – avec Death (à 0:39 sur « Lay in The Bed You’ve Made », à 1:14 sur « Transformation » …) contribue sans doute à donner de « The Singularity » l’image d’un collage ambitieux, parfait sur la forme, mais manquant encore d’un je ne sais quoi (maturité, liant au sein des compo …) sur le fond.

 

Enfin bon, à l’écoute de titres comme « Beg To Consume », « Lay In The Bed You've Made » , « Embrace The Uncertain » ou encore « Formless Dimension », on ne peut ignorer pourquoi Divinity suscite un tel engouement, et on se trouverait même prêt à succomber à l’enthousiasme général à l’occasion de la livraison d’un prochain album. Mais en attendant, il reste au groupe à franchir encore une marche – faite de plus de naturel, de décontraction du sphincter et d’accroche – avant de pouvoir prétendre faire bicher les vieux grincheux de mon espèce … 

photo de Cglaume
le 09/09/2010

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