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Mantric - "The Descent"

Mantric - "The Descent"
chronique Mantric - The Descent
9/10 0
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CD album CD album (51:12)

 

Style musical : 

Metalcore progressif et expérimental

 

Année : 

2010

 

Tracklist :

01. The Asylum 2013
02. Tower of Silence
03. Symptoms
04. Invasion
05. Spear of Heaven
06. Cognitive Cocaine
07. Alihorn
08. Choice
09. In a Treacherous Kiss
10. Water Through Fire
11. Dark Passenger
12. Uro
13. Rainbows & Lizards (iTunes bonus track)

 

Label : 

Prosthetic Records
Dans le même style :
Madame B - Insid(h)er

 

Les meilleurs albums sont souvent les plus difficiles à décrire, je pense donc que je vais avoir beaucoup de mal à vous rendre compte de tout ce qui se passe sur ce « The Descent » de Mantric...

Le groupe s’est formé en 2007 à Oslo, parmi ses cinq membres, Mantric compte trois ex-Extol et Lengsel. Lorsqu’on s’intéresse à ces deux groupes, on voit bien que ces norvégiens ont pour habitudes de cultiver le mélange des genres et l’expérimentation ! Ils sont toujours restés proche du Black metal mais en incluant à leur musique (plus ou moins, suivant les périodes) des éléments de Garage Rock, musique progressive, symphonique... Le tout opéré dans un esprit typiquement norvégien, c’est à dire assez froid voir dépressif par moment.

 

En créant Mantric, les trois bonshommes avaient donc un sérieux passé dans l’expérimentation musicale. Sur « The Descent », leur savoir faire est parfaitement mit en valeur pour un résultat éclectique, original, entre douceur et brutalité.

Les compositions sont d’une richesse musicale simplement hallucinante, on passe du Metal extrême au Rock progressif avec pour fil conducteur une très grande finesse et aucune limite à l’imagination. Nous avons une multitude d’instruments qui interviennent tout au long de l’album comme du violon (« Spear of Heaven »), de la mandoline, de l’accordéon (« Choice »), du clavier...

Alors qu’un morceau peut-être dans une veine entièrement metal prog’ (« Choice »), celui d’après sonnera complètement metalcore avec un chant très typé Hardcore et des riffs chaotiques ! Et pourtant, Mantric parvient à s’approprier ces deux styles, à première vue opposés, et nous pond des morceaux avec une patte qui leur est propre et toujours d’une manière très cohérente...  Cependant, il est vrai que le chanteur (ex-guitariste d’Extol) aime le chant hurlé qui donne une teinte assez Hardcore à leur musique, ça rend également l’ensemble incontestablement moderne et catchy ! Ce chant criard est alterné avec une voix chantée qui oscille entre un rock enjoué (« Tower Of Silence ») et un rock plus sombre et dépressif (« Cognitive Cocaine ») ; le frontman est bien entendu beaucoup soutenu par ses camarades (bassiste et guitariste) qui se charge des chœurs .

Comme je le disais plus haut, le combo est très ouvert à l’expérimentation ; c’est la voix qui sert souvent de cobaye en se voyant affectée différents effets entre une voix sous-marine (« Symptoms »), robotique (« Spear Of Heaven »), et autres flanger (« Dark Passenger »)... Au rang des invités nous avons Ilkka Viitasalo et Martin Sivertsen de Benea Reach (Metalcore norvégien), respectivement au chant et guitare.
 

 

On retrouve à plusieurs reprises sur « The Descent » des passages Postrock bien atmosphériques, dans les règles de l’art, comme sur les premier et dernier morceaux par exemple. L’ensemble de l’album est empreint d’une grande fraîcheur et d’une dimension très colorée, un peu dans le genre d’un Between The Buried And Me dans la façon de mêler les contrastes. Le nom de The Ocean m’a également traversé l’esprit plusieurs fois sur de nombreux riffs, sur l’ambiance globale de l’album et sur cet approche incroyablement éclectique de la musique, à la fois rock, core, ambiant, toujours très technique et groovy ! Ce qui fait qu’on ne sait jamais quoi penser, et on finit par se dire que ça ne sert à rien de réfléchir à des étiquettes, car il est inutile d’essayer de suivre l’imagination imprévisible et sans fin de ce genre de formations...

 

En plus de ça, la prod’ ne laisse en reste aucun élément : la basse n’est ni trop ronde, ni trop sèche, elle est d’ailleurs audible au même niveau que les grattes. Les interventions de clavier se fond juste assez subtiles pour qu’on sente s’élever le tout. A ce propos, le mixage à était remis à Monsieur Tue Madsen (The Haunted, Earth Crisis, Mnemic), qui une fois de plus a fait du bon boulot !

 

« The Descent » est sans aucun doute dans mon Top 5 de l’année...

photo de Domain-of-death
le 29/10/2010

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