S'inscrire sur COREandCO
Webzine musical COREandCO : hardcore, metal, rock et leurs dérives

Operation Ivy - "Energy (réédition 2007)"

Operation Ivy - "Energy (réédition 2007)"
chronique Operation Ivy - Energy   (réédition 2007)
9,9/10 0
Acheter Operation Ivy Energy   (réédition 2007) sur Amazon

CD album CD album (50)

 

Style musical : 

Ska-Punk

 

Année : 

2007

 

Tracklist :

1. Knowledge
2. Sound System
3. Jaded
4. Take Warning
5.The Crowd
6. Bombshell
7. Unity
8. Vulnerability
9. Bankshot
10. One Of These Days
11. Gonna Find You
12. Bad Town
13. Smiling
14. Caution
15. Freeze Up
16. Artifical Life
17. Room Without a Window
18. Big City
19. Missionary


+ " Hectic "

20. Junkie's Runnin' Dry
21. Here we go again
22. Hoboken
23. Yellin' in my ear
24. Sleep Long
25. Healthy body

+++

26. Officer
27. I got no

 

Label : 

Hellcat Records

 

Lieu d'enregistrement : 

Berkeley, Californie, USA
Dans le même style :
Call The Cops + Random Blackouts -  Split

Aujourd’hui, chronique réédition ! 

L’histoire de ce disque repose sur un schéma des plus classiques de la révolte adolescente, bien sûr les protagonistes sont de jeunes adultes inexpérimentés au moment de la création de ce premier long jeu. Quelques imperfections de jeu (de scénario) sont assez vite balayées par une fougue presque tangible. Le désœuvrement et une certaine forme d’ennui  propre à l’âge de l’immaturité explosent sous le déluge de riffs incandescents. Fort d’une carrière des plus courtes et rapides de l’histoire du rock, Operation Ivy marque son époque au fer rouge pour l’éternité.

 

 

Comme pour la plupart des groupes, le début est chiche, un local sommaire  - ici, le garage de Dave Mello, le batteur -, des heures de répétitions et du bon temps. On peut avoir tendance à l’oublier, la Californie, d’où sont originaires les 4 garçons décoiffés,  n’est pas que le terroir du folk hippie et du rock lysergique. Des combos hargneux ont fourbi tôt leurs armes ; Dead Kennedys en tête. Point de Metal ou de Hardcore cependant mais une subtile combinaison entre le punk à la Ramones (grande figure tutélaire) et le two-tones propre au ska de The Specials ou encore Madness. Le quatuor délaissant les cuivres au profit d’une formation toute classique guitare-basse-batterie-chant. Le Ska-Punk est né !

 

 

En chiffres, Operation Ivy c’est 1987 - 1989 pour les deux années de –carrière- du groupe.

16 mai 1987, date de leur premier concert donné dans le garage-local de David Mello.

185, le nombre de concerts prestés.

924, comme le 924 Gilman street, une scène collective à but non-lucratif à Berkeley, la ville natale de Lint le guitariste.

28 mai 1989, date de leur dernière représentation officielle et date de sortie de cet album Energy.

29 mai 1989, date de leur dernier concert, donné dans l’arrière-cour de Robert Eggplant, activiste-anarchiste fondateur du Fanzine Absolutely Zippo, devant les proches amis.

 

 

Operation Ivy - le nom provient de la série de tests nucléaires effectués par les États-Unis en 1952 dans les îles Marshall - était composé de fortes personnalités aux côtés de l’affable et discret batteur. Jesse Michaels, au chant, est un personnage mystique qui deviendra bouddhiste pendant une année à la fin des années 1990. Bien que chanteur, il n’en est pas pour autant leader du groupe. Entre son introversion (sic) et le fait qu’il n’est pas vraiment un bon musicien, il est comme les autres, rempli d’une énergie toute communicatrice. Jesse Michaels est le fils de Leonard Michaels, un écrivain beat de Berkeley, auteur de Sylvia, un court roman autobiographique qui retrace quatre années de passions sulfureuses, sexuelles et denses dans les années 60. Sylvia Bosch, l’inspiratrice, est une jeune femme jalouse et possessive jusqu’à la morbidité, hystérique, « dingue », ce qui fascine Michaels.  Le bouquin est devenu culte tout comme son double Conteurs, Menteurs

 

 

A la guitare, on retrouve Lint de son vrai nom Timothy Lockwood Armstrong. Inspiré par le jeu de Joe Strummer et l’énergie vive des Ramones, Tim Armstrong va fonder Rancid avec son pote de toujours, Matt Freeman, Mc Call dans O.I,  à la basse.

21 ans plus tard, Energy est LE modèle déposé du genre Ska-Punk. Des dizaines de groupes, de Green Day à Voodoo Glow Skulls ont puisé sans vergogne dans ce précepte. Les sujets du disque se veulent avant tout sociaux, anti- capitalistes et anticonsuméristes.  Au lieu des bagnoles gonflées et des filles tunées, les textes parlent d’une réalité ouvrière avec pour ancrage la bourgade d’Albany où traînent souvent Armstrong et Freeman. -To life spent working on forgetting-  dans « Sleep Long » résume, bien,  le propos de l’album.

Cette réédition de 2007 reprend de manière officielle l’album dans son intégralité, agrémenté de titres additionnels de l’EP Hectic (1988) et « Officer », « I got no » de la compilation Turn It Around du fanzine Maximum Rock’n’roll (1987).

photo de Eric D-Toorop
le 28/07/2011

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Ajouter un commentaire

Pseudo : e-mail :

Commentaire :

NOTE : Vos commentaires sont soumis à la lecture et à l'approbation des modérateurs. S'ils trouvent que votre message n'a pas à apparaitre ici, il sera supprimé.

Jeux-concours

INTRONAUT + SHINING au CCO de Villeurbanne le 22 septembre : 2 places à gagner !

Dernières news

Chronique au Hasard

Tinnitia - EP 2008

COREandCO radio

Évènements

INTRONAUT + SHINING au Preo à Oberhausbergen le 23 septembre 2016Intronaut + Shining au CCO Villeurbanne le 22 septembre 2016See you in the pit #6 du 8 juillet au 23 août 2016 @ Secret Place à Saint-jean-De-Vedas