Alabama Thunderpussy - Fulton hill

Chronique CD album (67:29)

chronique Alabama Thunderpussy - Fulton hill

Amis de la poésie et de la légèreté (et accessoirement joueur de dominos le dimanche) passez votre chemin, ici ça cause musique traditionnelle ; et comme on est dans le sud des US, qu´on est les pieds dans le Mississipi, qu´au nord c´est le Tennessee, les bouseux du coin ont plus tendance à faire un rock lourd que de la musique de chambre pour quartet à cordes romantiques. Pour les dominos, le dimanche en Alabama c´est simplement illegal.

 

A chaque fois que j'entends du stoner, je voyage. Et à chaque fois je dis que ça manque de tarte aux pommes et de glace à la vanille. Avec ce "Fullton Hill" j'ai l'impression que je ne sais pas de quel côté partir. J'ai le choix : soit de découvrir ce désert mexicain ou de me plonger dans les bayou. Le rythme du voyage pourrait être mid-tempo avec quelques accélérations ; en effet les morceaux ne s'embourbent jamais ni dans la lourdeur ni dans la lenteur ; à croire qu'ils ont une source d'inspiration éternelle. ça riffe gras mais juste ; avec plus de trois ou quatre riffs aux morceaux ; c´est jamais répétitif. Tantôt ils mettent le feu avec des riffs accrocheurs (presque hard-core par moment), l´instant d´après ils allongent la sauce avec un solo rock sudiste où ils ralentissent le tempos en gardant toujours ces riffs implacables. Les guitares tout flanger dehors sature l´espace, tout juste assez grand pour contenir autant de chaleur que dégage leur musique. La batterie, au son sec et puissant, marque le rythme et participe grandement aux variations des morceaux. La voix de Johnny Weills est agressive, profonde, tranchante et grosse : ce n´est pas un crooner mais plutôt un grogneur, un grogneur catégorie "j´ai beau m´la jouer whisky clopes mon chant reste compréhensible articulé, appliqué". Par contre en voix claire il fait moins le mariole même si l'on sent qu´il s´applique. Le morceau acoustique aurait gagné à ne pas être chanté, même si les choeurs rattrapent le coup. La basse finit d´enfoncer la musique dans la boue ; à l'inverse l´orgue hammond apporte cette touche de légèreté, surtout qu'il est utilisé avec parcimonie et dans un très faible volume sonore.

 

Du désert mexicain on garderait le sable chaud nous laminant et nous fouettant la gueule avec ce côté abrasif des riffs ; des bayou ce serait l´épaisseur de la zique ainsi que la lourdeur des riff et la science du southern rock à l'efficacité brute.

photo de Sepulturastaman
le 07/08/2006

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