Antimaster - s/t

Antimaster - "s/t"
chronique Antimaster - s/t

Je ne connais pas du tout le Mexique mise à part les abrutis en pagne ayant prédit l'apocalypse et ayant inventé le foot en jouant avec des têtes coupés (à moins que ce soit les Incas !).

Vous connaissez le chef d'œuvre bourrin de Mel Gibson « Apocalypto » ? (Là c'est bon, ce sont les Mayas !).

Et bien l'album d'Antimaster fait un peu le même effet : un gros parpaing en pleine tronche.

Antimaster existe depuis 2004 et a déjà pondu deux splits et un vinyle en 2008 suivi en 2009 du gros morceau qui nous concerne ici.

 

On se doute, à la vue de leur origine, que les gars d'Antimaster ne sont pas nés avec une cuillère en argent dans le bec. Cela renforce leur crédibilité : nous n'avons pas à faire ici à du Crust de salon avec thé et petits sablés (croustillants).

Ce qui frappe en fait à la première écoute de ce skeud est la maîtrise évidente de ces messieurs pour concocter un son D-Beat qui n'a rien à envier aux poids lourds de Scandinavie.

La production est en effet aux petits oignons pour les amateurs de surpuissance sonore dont je fais partie. Le son crade et enregistré du fond des chiottes, c'est bien, ça fait underground mais c'est vite lassant et puis on n'est plus dans les 80's, hein !

Attention toutefois, nous restons tout de même dans des sonorités bien râpeuses qui éraflent le tympan, la Californie est de l'autre côté de la frontière. De ce côté du Rio Grande, on rigole moins.

La voix de Vikingo est particulièrement gutturale sans tomber dans les borborygmes Death pour autant. Certains élans flirtent plutôt du côté du Grind d'ailleurs. Les deux guitaristes « do the job » et quel job, mon foie !! La rythmique est à l'avenant façon char d'assaut avec la gatling sur l'habitacle.

Les compos sont d'ailleurs plutôt travaillées sans être révolutionnaires, Emiliano Zapata ayant été flingué en 1919. Après deux morceaux, on peut même dire que "les chiens galeux de l'exaltation sont en train de s'emballer méchamment" (dédicace à Lapinou jaune !!). Tel un clone monstrueux de Mötorhead, Antimaster écrase tout sur son passage sur "Fieras fieras fieras". Un exemple parmi tant d'autres de la puissance de feu des Mexicains.Firas fieras fieras". tel un clone monstrueux de Mötorhead 

 

Un vent de révolte souffle sur l'ensemble de cet album. Il sent la sueur, la bière chaude et le caillassage des voitures de patrouille de la Migra. Certains titres ne sont pas exempts d'une petite dose de mélodie. On évite ainsi le bourrinage intensif et non stop à se faire péter les artères.

 

En définitif, écouter l'album d'Antimaster, c'est un peu comme inviter Machete (Bob Rodriguez rules !!) à la maison : ça va vite, c'est brutal et divertissant mais c'est forcément salissant et ça laisse des séquelles. No tiene importancia, on remet le couvert avec plaisir. 

photo de Crom-Cruach
le 29/01/2013

4 COMMENTAIRES

R.Savary

R.Savary le 29/01/2013 à 15:25:18

Bons dieux, le titre en écoute est super mélodique. Vu ta chronique Crom-Cruach, ce serait pas le plus mélodique ??

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 29/01/2013 à 19:03:04

Y'a plus bourrin sur l'album c'est sûr.
Dans l'ensemble ça reste "assez mélo" toutefois, peut-être un aspect que je n'ai pas assez souligné dans ma chro quand j'ai parlé "d'une petite touche"!!
J'aurais du dire "une bonne louche".
Mais la voix est tellement féroce ...

R.Savary

R.Savary le 30/01/2013 à 12:17:01

! Oui car c'est vrai qu'à l'écoute de ce titre, après avoir lu ta chro, j'ai été surpris par tant de mélodie !

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 30/01/2013 à 19:04:52

Sous le cuir rappé, j'ai un petit coeur qui bat !!

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