Darkness Dynamite - Under the painted sky

Darkness Dynamite - "Under the painted sky"
chronique Darkness Dynamite - Under the painted sky

La motivation quant à la chronique d'un album de Darkness Dynamite est inversement proportionnelle à l'intérêt que je porte au deathcore.

La surprise que j'ai pu avoir à l'écoute d'Under the painted sky est proportionnelle au revirement musical effectué par le groupe qui a clairement délaissé le métal à maquillage des années 2000 pour une forme de southern métal à la française. D'ailleurs l'unique trace de ce passé se retrouvera sur "Antz invasion"

 

On a aujourd'hui, en France particulièrement, une scène clairement inspirée par les américains à grosse barbe. On se rappelle au bon souvenir de Down et de Kyuss pour un mélange un peu édulcoré.

Le résultat se rapproche de cette galette sortie en Mai 2013.

 

Pas grand chose de nouveau dans cette réalisation, mais quelques tentatives à saluer.

Au départ on pourrait penser au virage musical bien arnaqueur, pour coller à la mode, mais à chaque piste le groupe va s'oser à des grands écarts plutôt couillus.

Quitte à ne donner aucune cohérence à leur album, quitte à donner un rendu général un poil brouillon, quitte à ce que l'on se pose la question : "Mais où veulent-ils en venir ?" : Darkness Dynamite ose.

 

Derrière les riffs gras (mais pas trop), un chant stoner (mais pas trop), leur son se mue tout en nuance d'une piste à l'autre.

Entre "Vipers of a greater cold", relent texan et "Dead Ends" petite folie mathcore : un fossé, un gouffre même existe et pourtant les deux pistes sont voisines et cohabitent parfaitement.

Partiellement aérien, mélodique sauf plusieurs refrains : le groupe sait l'être pour se faire une image psychédélique sans y passer des plombes ("Silent wait of careless streets").

 

Ce grand écart on le retrouve à plusieurs reprises avec des morceaux courts, pas toujours profonds mais néanmoins bien inspirés.

Empruntant quelques ressemblances et proximités avec de gros groupes historiques et contemporains (sur White Retina" et "Illuminations"), Darkness Dynamite a ce côté putassier un peu aguicheur, mais toujours excitant et vraiment percutant.

 

L'album tient plus que bien la route, malgré certaines sensations de déjà-entendu.. emballantes.

Portés par un son à qui il ne manque pas grand chose et peut-être un manque de conviction, les Darkness Dynamite proposent une mélange osé, et se créent une nouvelle personnalité qui mérite encore d'être affinée.

Mais il est bien possible que l'on se dise, dans quelques années, que c'est par Under the painted sky que tout a vraiment commencé.

photo de Tookie
le 17/10/2013

2 COMMENTAIRES

sceptique

sceptique le 17/10/2013 à 11:41:47

kyuss et down? sans deconner....

Tookie

Tookie le 17/10/2013 à 11:46:31

soft hein !

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