Dry Cleaning - New Long Leg

Chronique CD album (41:35)

chronique Dry Cleaning - New Long Leg

New Long Leg est le premier album de Dry Cleaning. Le quatuor anglais arrive pile pour refermer la porte, sécher les assiettes et même ranger les couverts. Le banquet est terminé.

 

Pensez donc 4AD comme maison d'accueil, John Parish comme tuteur, un son de basse rond qui est sur toutes les prods post... depuis 10-15ans, une voix désabusée qui te dis merde à chaque fin de phrase, ces bonnes vieilles DD5-DD6 sur la gratte. Tout ça après Protomartyr, Idles, Fontaines DC, Sleaford Mods. Le fantôme de Mark.E.Smith est plié de rire.

4AD mise beaucoup sur le groupe en cette année 2021. L'idée d'en faire un groupe découverte favori des classements de fin d'année. Oui, tout ça part plutôt mal. S'ils arrivent un peu tard, l'histoire veut que ce soit la faute à Harry et Meghan. Le groupe s'est constitué le jour de leur mariage.

 

L'identité du groupe repose (oui sur la basse) sur la personnalité de Florence Cléopatra Shaw, artiste-tattoueuse pour la très huppée Françoise Tattoo, maison de tatoueurs internationaux, tenue à Lisbonne par Charleine Boieiro où l'on croise des artistes comme Mauro Ventura ou Mattias Gunnarson. Son carnet de notes où elle trimballe ses textes est parsemé d'images.

 

Bien sûr, nous sommes loin d'un album raté. « Unsmart lady » est le genre de titre que l'on va retrouver dans quelques b.o de films d'auteurs les prochaines années. Ce titre symbolise bien l'entreprise du combo. De l'allant, une vraie façon toute personnelle de poser un climat et ce quelque chose d'entêtant indescriptible. Le single « Strong feelings » n'est pas en reste et lui aussi à sa place toute trouvée sur les b.o des films indépendants. Ceux qui ont connus les années 90, en étant, adultes, ont pu découvrir l'univers d'un Harmony Korine qui leur sied à merveille, plus loin les images racontées, rappellent Hal Hartley ou Jim Jarmusch.

 

Là où certains vont trouver de la fraîcheur un peu iconoclaste et de la spontanéité, d'autres tomberont d'ennui devant la formule répétitive proposée. La vérité est probablement entre les deux.

Sur « More big birds », on peine à oublier que Suzanne Vega a concocté son « Tom's diner » en 1981. Ceci dit, l'opus se clôture par un très libéré et inattendu « Every day carry ».

 

 

Au final, New long leg est album pour les vieux, destiné aux jeunes qui veulent savoir comment c'était avant !

photo de Eric D-Toorop
le 09/12/2021

3 COMMENTAIRES

zaaab

zaaab le 10/12/2021 à 06:40:50

ok je commence à être vieux, c'est vrai, mais je te trouve un peu dur avec cet album. c'est vrai qu'il ne laissera pas un souvenir impérissable dans l'histoire du rock mais il est quand même franchement sympathique. dans la floppée de disques estampillés post punk sortis cette année, il sort quand même du lot et il est; à mon avis; aussi bon que le Fontaine DC voir meilleur.

Tomtom

Tomtom le 12/12/2021 à 15:47:28

Je pensais un peu à la même chose que le chroniqueur, suite à quelques écoutes. Jusqu'à ce que j'entende l'album l'autre jour chez un disquaire, et que je réalise que même en ne l'ayant que peu fait tourner, je connaissais tous les morceaux, que je trouvais alors tous aussi efficace les uns que les autres au fur et à me sure qu'ils défilaient. Depuis, il passe en boucle chez moi et s'est fait une bonne place dans mon top album 2021.

Eric D-Toorop

Eric D-Toorop le 13/01/2022 à 20:09:42

Je retente l'expérience dans quelques semaines alors, 6 mois seront passés depuis ma première écoute.

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