Kings Of Tales - Land of tales

Kings Of Tales - "Land of tales"
chronique Kings Of Tales - Land of tales

Dur dur de percer.

Ne suffit pas/plus d'avoir du talent. Il faut de la chance et se faire remarquer.
Le meilleur moyen de se faire connaître du plus grand nombre est encore de laisser son album en libre téléchargement comme le groupe le fait sur son bandcamp.
 
Pour les internautes fenéants ou qui ont besoin d'être convaincus pour libérer quelques Mo sur leur disque dur, sachez que Kings of tales présente là son premier ep nommé Land of tales.
Souvent, et même inévitablement, premier essai rime avec ratés. Néanmoins les angevins savent également faire rimer (et c'est moins élégant pour l'oreille) première tentative avec réussite.
 
Des ratés, sans qu'ils soient flagrants, sont surtout matérialisés par un groupe qui se cherche encore un style tout en ayant une personnalité affirmée en pleine mutation. Autant de paradoxes que l'on ressent dans leur musique sans que cela nous apparaisse très gênant.
Les premiers indices de ces tergiversations sont l'alternance d'un chant français et anglais. Sans être un défaut dans l'execution, on se demande parfois pourquoi il y a bascule.
D'ailleurs, difficile d'être plus français qu'un Angevin et cela s'entend ! Une écoute intensive de Muse comme en témoigne "Broken Helmets" (entre son piano/ ses guitares et ses montées vocales) n'a pas amélioré un accent certes franchouillard, mais peu gênant pour un compatriote pas plus doué et qui pourra aisément décoder chaque mot de la langue de Shakespeare.
 
On aura également la sensation d'entendre au tout début du premier titre une introduction d'un album de Dionysos puis partir dans un trip bien plus rock, parfois un peu métal. L'accompagnement quasi continu d'une grosse basse donne beaucoup de rythme à cet ep qui convainc durant 20 minutes.
 
Il y a de tout dans ce groupe qui s'emmêle un peu les pieds dans le chant (notamment dans les passages aigus) un peu trop avancé.
Principal défaut d'un son plutôt juste (parfois faiblard sur les passages un peu lourds comme "Elusive Childhood"), on s'attachera aux mélodies et aux refrains bien trouvés. 
Kings of Tales s'est efforcé de créer un univers dans cet ep et cela se ressent... Quitte à frôler le mauvais goût comme cette voix tentant d'être démoniaque/monstrueuse sur "Elusive Childhood".
Un morceau complet : lourd, direct, un peu violent et sombre, il montre les limites d'un groupe qui a des envies et des capacités encore mal maîtrisées.
 
La puberté musicale est en marche.
photo de Tookie
le 20/12/2011

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