Kroh - Kroh

Kroh - "Kroh"
chronique Kroh - Kroh

Allumez les bougies, tirez les rideaux, et sortez le pinot noir : Kroh se veut l'incarnation romantique de Lucifer, avec toute la finesse qu'on attend de la musique aux accents gothiques. Ah pardon, ramenez quelques bières aussi, y'a du rock'n roll dans l'histoire. Improbable croisement entre le groove et le sexy de Queen of the Stoneage, et le côté indus et froid mais rockn'roll de Ministry. Le tempo se retrouve au train du rock, mid tempo, parfois plus lent, mais l'on conserve tout de même une boîte à rythme pour accentuer le côté froid. Ce n'est là que mon humble avis, mais le choix me paraît dommage, car son esthétique colle mal avec la lenteur de certains riffs. Et quels riffs !

 

La musique qui se cache dans ce disque démontre le talent dont est capable Francis Anthony (actif dans Shebrew, du stoner doom) pour ses vocalises parfois sucrées, sexy, parfois plus sombres, mais toujours pleines de ressources, en somme c'est là un chanteur hors pair, capable d'enregistrer des merveilles. Oui, il a gagné tout mon respect. Les riffs, quant à eux, et la structure des morceaux, appartiennent à Paul Kenney, celui qui mène la barque.

 

Il y a beaucoup d'ombres dans ce disque, et certaines disposent d'une puissante éloquence, tels ce bijou qu'est "Stone into flesh", ainsi que l'émeraude "Fruits and wine", et l'opale "Inside". J'apellerais bien ces penchants comme étant gothiques, car je vois mal comment les appeller autrement. Ce côté obscur de Kroh est franchement délicieux, on est bien loin des frasques de Marylin Manson. Mais c'est là où ça se mélange avec un rock groovy et des riffs de tueurs que ça me captive encore plus, ô combien j'aurai aimé connaître et posséder ce disque à mes 16 ans, vous n'imaginez pas ! Luciphoria est un tube en puissance qui mériterait de se dresser dans une salle de 1000 personnes déchaînées.

 

Voilà, j'ai lâché le morceau, cette histoire de boîte à rythme est le plus gros défaut de l'album. Quoi qu'avec un meilleur son, ce Doktor Avalanche pourrait redonner aux prochaines sorties le véritable goût glacial d'une machine martiale. Mais on nage entre deux eaux, car il me semble qu'il est difficile d'allier le son chaud des guitares à ce côté cold qu'apporte la bàr. En somme on nage entre deux eaux, on a le cul coincé entre deux chaises, bref, on est entre le marteau et l'enclume ! Cela dit, je suis très curieux de voir l'évolution de Kroh et la conclusion de ce dilemne entre feu et glace.

 

 

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photo de Carcinos
le 08/04/2013

2 COMMENTAIRES

Sam

Sam le 08/04/2013 à 11:24:10

ok, je lis ta kroh (fallait bien que quelqu'un la fasse) et je m'attends à écouter un très bon disque. Et alors là, je dois dire que je suis pas du tout, mais alors pas du tout d'accord avec toi. Le chant est très approximatif, voir carrément dans le cirage par moment, le son de la boîte à rythme est immonde, on dirait une boîte Behringer à 20?, aucun, mais alors AUCUN groove (normal, boîte à rythme, faut se mettre à jour les gars, depuis il y a autre chose pour émuler une batterie), les rythmes (et les breaks!) sont cul-cul mais comme c'est pas possible! Les compos le sont tout autant. C'est plat mais archi plat. ça vaut même pas une démo. Citer QOTS et Ministry (de l'époque on s'entend) c'est bien beau, mais il y a un certains savoir-faire chez ces derniers qui n'a rien de comparable avec Kroh. On pourrait croire que j'ai une dent contre eux, mais je les connais pas, je découvre, mais je dois admettre qu'il y a un fossé abyssale entre la lecture du texte, la note, et ce que je suis obligé de subir dans mes oreilles.
Sans rancune.

Carcinos

Carcinos le 08/04/2013 à 11:43:09

Ok ouai sans rancune :)

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