Motörhead - We Are Motörhead

Motörhead - "We Are Motörhead"
chronique Motörhead - We Are Motörhead

En cette année 2000, le révérend Manson pondait un de ses albums les plus connus, le Néo metal s’embourbait dans le Limp Bizkit et le Static-X, le scène BM norvégienne sortait de l'ombre, At The Drive In déboulait en héritier de Fugazi et du MC5, Deftones sentait le poney, Electric Wizard tirait des douilles et Motörhead faisait toujours du Motörhead.

 

La pochette de Joe Petagno tape dans la fadaise guerrière comme pour illustrer que l'album n'est pas resté dans les bouches comme un pavé. J'ai même lu que c'était un de leurs plus pourraves. Pourtant après un Snake Bite Love carrément pas bandant, lui, pour de vrai, We Are Motörhead relève carrément le barreau. Ceux qui accusent la prod de propreté sont les mêmes qui se prosternent en écoutant 1916, à l’asepsie totalement californienne et gerbante. Donc je leur conseillerai fortement de fermer leur gueulante.

 

Première cartouche : le rythme de l’album est globalement très élevé. La plaque est courte, bourrée en moins de 40 minutes. Pour ses 25 ans, Motörhead ne perd pas son temps.

"See Me Burning" débaroule alors, le menton baveux, comme un gros clébard débile glissant sur la parquet pour mieux vous manger la gueule, la minute d'après. Le Bombardier est encore vigousse, facile dans l'exercice. Décontracté du zboub. Prêt à nous faire bouffer la dune. Lemmy a toujours fait du Lemmy. Les guignols trouvant tel ou tel surprise sur tel ou tel album, n'ont jamais rien pigé au combo.

Oui, je suis le seul, l'unique à tout comprendre, mytho et mégalo le temps d'une chro. Et c'est bien cool.

 

Vous attendiez quoi du trio là au fait ?

Peut-être un titre menaçant comme "Slow Dance" ? Le rampant, les Anglais nous y ont habitué. Le refrain repris à l'envie enfonce le clou. C'est rond, c'est bon, ça tient bien au bide.

Le méprisé "Stay Ou To Jail" est un blues électrique à la grosse rythmique béton. Comme si la vitesse de croisière était déjà atteinte niveau efficacité.

La reprise des Pistols est maladroite et bancale. Parfaite, quand on a deux ou trois connaissances sur l'histoire de la plus Grand Escroquerie du Rocn'n'roll. Lemmy a tenté d'apprendre à jouer de la basse à Sid Vicious, dit la légende.

"Out Of Lunch" sort le refrain entraînant et les leads qui vont bien.

"Wake The Dead" est d'une puissance étonnante.

Un hit et c'est fini, en queue de peloton : caricature de tout ce que la musique des Anglais a de bonnasse. Lemmy s'est mis à la musique pour choper des filles. Alors, ne venez pas me parler de clichés.

 

Ouais j'aime bien cet album. Et le fait que la majorité ne l'aime pas, me conforte encore plus dans ma ligne de conduite douteuse. Les métaleux crétins et les punks abrutis n'y comprennent rien, monsignor.

J'ai raison. Et tu as tord.

Tu es un nucléon. Suis un warrior.

photo de Crom-Cruach
le 28/05/2017

1 COMMENTAIRE

Michel Saindoux

Michel Saindoux le 28/05/2017 à 12:24:57

Ah il faut vraiment que je l'écoute celui-ci, ainsi que le suivant. Dernièrement je me suis pris une grosse mandale avec l'énorme "Bastards" injustement sous-estimé et méconnu... Ce groupe et Lemmy manquent putain!!!!

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