Parasight - Moral Recession

Parasight - "Moral Recession"
chronique Parasight - Moral Recession

La compulsivité a beaucoup d'inconvénients.

Outre le fait de provoquer des cales ou des irritations en rapport avec certaines activités que la morale chrétienne condamne, ou une prise de poids réprouvée par notre société de l'apparence, ou l'utilisation à outrance de produits de la toute puissante industrie chimique, cette maladie (?) entraîne, dans le domaine musical qui nous concerne ici, une amnésie passagère parfois très dommageable : le syndrome du « j'écoute vite fait, je range et j'oublie ».

Je suis en effet atteint, depuis la découverte d'internet, d’une certaine forme de compulsivité sonore, qui me pousse par période à découvrir de façon boulimique tout un tas de groupes inconnus dont certains mériteraient amplement de le rester, j'avoue.

Vous vous en tamponnez le coquillard ? Quel manque de respect.

 

Avec Parasight, c'est complémentent le contraire en fait et là je devrais de nouveau attirer votre attention digne d'un enfant de quatre ans.

 

Combo oublié dans ma caverne depuis de longs mois avec la mention « pô mal », je le ressortis dernièrement de derrière les fagots, même si je me chauffe au gaz.

Ainsi, c'est en décapsulant, avec une partie de mon anatomie que je terrais, ma dix-huitième canette de « Bear Beer, la bière des trappeurs » 13 °, 950 IBU, que je fus saisi d'un choc subite, le principe même du choc, en réalité.

Mon sourcil gauche se leva dans un réflexe instinctif à l’écoute du premier morceau de cette bombinette trop courte.

En effet, la vélocité du morceau " Moral Recession" attira mon attention. Le chant à la fois catchy et méchant, genre pas content, s’insinua dans mon bulbe rachidien embrumé mais toujours lucide et alerte malgré tout.

Prenant simplement ceci comme une honnête mandale, je fus surpris du combo vicieux constitué par "Hunting For Gold". N'en croyant pas mes tympans à l'écoute de ce mélange parfait de hargne vicieuse et punky, tel la Brewster de base, de grésillement crusty et de chant Hard to the Core, je me remis le morceau trois fois de suite, sûr d'avoir dénicher un GROS truc bien badass.

 

Car, piétinant, entre autres et sans vergogne, les tongs cloutés d'acier d'un Fredag Den 13 e, Parasight respire, transpire et expire une musicalité intense, une force pétrie de révolte et de crachats, une fougue de jeunes premiers aux chicots en adamantium.

La section rythmique touche du doigt la perfection du style alors que la guitare dispense des riffs assassins et bigrement attractifs. Les breaks sont ceux que l'on attend, la bave au lèvre, les burnes comme des noisettes sous le coup de l'émotion.

 

Sentant l’urgence, bien plus que n'importe quelle série hospitalière et la volonté d'en découdre avec la Terre entière, Parasight a accouché d'un second jet instinctif, sans calcul et doué d'une classe imparable.

 

photo de Crom-Cruach
le 30/10/2013

2 COMMENTAIRES

el gep

el gep le 30/10/2013 à 14:32:41

18 cannettes à 13 degrés? Jeune présomptueux, va.
Je sais, ça n'a rien à voir avec la musique (quoique...), désolé, mais c'est toi qui a commencé.

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 30/10/2013 à 16:09:55

Présomptueux ok, mais jeune....

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