Strigoi - Abandon All Faith

Chronique CD album

chronique Strigoi - Abandon All Faith

Vallenfyre ayant rempli son rôle de deuil, bienvenue à Strigoi.

Yep, Greg Mackintosh (Paradise Lost) a de nouveau soif de sang. Et là, il est raccord le bonhomme.

Car comme le vârcolac, le strigoi (prononcé strigoï en roulant le R pour bien faire le gars des Munții Carpați) est le nom d'un revenant du folklore roumain, apparenté au vampire.

Monté avec le bassiste live de Vallenfyre, Chris Casket, responsable de presque tous les lyrics de la plaque, Strigoi n'est donc pas là pour faire tourner les serviettes et animer le cinquième mariage de Tante Huguette. "The Rising Horde" nous introduit donc plutôt dans son caveau.

Le blase du combo et la pochette de cette première sortie pourrait faire directement penser à une galette de Black. Mais Strigoi ne se nourrit pas que l'Art Noir qui pointe principalement dans son esthétisme.

En effet, les socles de bouzin sont le Death et l'underground incarné dans la prod croustillante de ce bien nommé Abandon All Faith.

"Phantoms" plonge alors béatement dans le lugubre hypnothique. Un Death tout crotté de Doom, logique vu le pedigree de Mackintosh, dira le fayot du premier rang.

Tout Crom de base frétille alors devant tant de méchanceté et d’ambitions affichées.

Quelles ambitions? interrogera le cancre du fond.

 

Celle de tabasser ta tronche de petit merdeux et de balancer ton corps obèse dans une fosse commune.

 

"Nocturnal Vermin" et "Seven Crows" se font ainsi punitifs en renvoyant au Crust pour le premier et au swedeath de Grave pour le second.

Tout baigne dans une ambiance glaçante et sinistre voire carrément oppressante quand "Carved Into Skin" nous écrase de son doom mortuaire déjà annoncé par un gros break de"Throne OF Disgrace".

"Parasite" renforce encore le malaise avec ses dissonances et la batterie primitive de son intro: on imagine une carpe agonisant, à la surface, longtemps.

Le mid tempo qui suit renvoie encore au Death de Suède.

"Iniquitous Rage" enfonce le pieux en bois dans le cœur : ça renifle le Punk à moitié putréfié, la crête décomposée.

La suite se fait mignonnet, aussi.

"Plague Nation" étale ainsi son D-Beat fracturé et sa vilenie calculée.

 

Les restes sont à l'avenant.

 

Et quel chant mes agneaux. C'est celui du Grand Méchant Loup. De Barbe Bleue. De Gilles De Rais donc. 

Maréchal, te voilà pendu puis cramé sur le bûcher.

 

Si Strigoi change parfois de forme comme la créature dont il tire son nom, le projet demeure la continuité logique de Vallenfyre, en plus méthodique. 

Le barbare pouilleux se fait bourreau pro.

photo de Crom-Cruach
le 16/12/2019

1 COMMENTAIRE

Margoth

Margoth le 16/12/2019 à 15:53:51

Pfff, encore un album qui a l'air trop bien, cette fin d'année 2019 décadente commence à devenir pénible...

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