Polar bear club - Live at the Montage

Polar bear club - "Live at the Montage"
chronique Polar bear club - Live at the Montage

 

Je n'aime pas les albums live. La jalousie de ne pas avoir été là à ce moment là, d'entendre une foule joyeuse alors que j'écoute l'album tout en executant des tâches monotones.
Je n'aime pas trop les rockers qui délaissent l'électrique pour l'acoustique.
Mais j'aime beaucoup Polar Bear Club...puis comme il faut le chroniquer...
 
J'allais me contenter du service minimum en terme d'écoutes, sans zèle.
En moins d'une piste j'avais compris que, finalement, il se passerait quelque chose.
Il faut evidemment être un minimum fan du groupe pour "rentrer dedans".
 
Mais quand on est fan, ce cd devient vite un must-have.
Le son n'est peut-être pas des plus propres, mais on entend si bien le public qu'il existe une proximité entre le public, le groupe et l'auditeur.
Le groupe ? Pas tout le groupe. Une guitare (ou 2 ?), le chanteur et basta : Pas de batterie, rien. Et pourtant tellement suffisant.
Dans une forme olympique Jimmy Stadt est sympathique : il rit à la fin (et même au milieu) des morceaux, s'amuse avec le public, le pousse à chanter (ou plutôt à leur faire "Oh Oh"-yer.) Il chante à la perfection et son timbre ecorché charme l'assistance en 4 syllabes.
 
Puis que dire de cette énergique guitare ? L'electro-acoustique entre les mains de Chris Browne est plutôt secouée mais elle montre surtout une certaine richesse des compos. Au milieu du fracas electrique et avec quelques adaptations, le guitariste "leader" ne s'ennuie pas et alterne les morceaux les plus énergiques avec les plus posés. On entend même un spectateur sur la reprise de Saves the day ("Left and Leaving") crier "Chris Browne is crazy". 
"Folle", l'assemblée le sera également en accompagnant comme un seul homme le chanteur sur l'ensemble des paroles : inimaginable en France, mais le plaisir que cette chorale procure est facilement transmissible. Un sentiment tout aussi fort sur le dernier morceau...
C'est sur "At your funeral", reprise des canadiens The Weakerthans que finalement on "s'ennuie" le plus. Cet hommage casse un peu le rythme, n'en reste pas moins une belle interprétation ! 
 
Pour l'auditeur le plaisir est donc double. Le bonheur communicatif de tous les protagonistes de ce cd nous arrive de manière brut, et on en profite pleinement. ça ne dure que 38 minutes, mais c'est vivant, rythmé et Polar Bear Club apparait comme un groupe talentueux, on le savait déjà mais aussi polyvalent et ça, ça fait beaucoup de bien au moral.
photo de Tookie
le 09/03/2013

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