Sugartown Cabaret - Beyond foams

Chronique Vinyle 12" (40:25)

chronique Sugartown Cabaret - Beyond foams

Sugartown Cabaret m'avait jusque-là laissé un goût mitigé en bouche. Leurs titres sur le split avec L'Homme Puma étaient moyens mais prometteurs, mais leur premier album The first time I lost the road map sorti en 2007 affichait certaines imperfections qui m'empêchaient de réellement m'y intéresser. C'est donc nonchalament que je me suis lancé dans l'écoute de ce Beyond foams, et finalement, c'est une bonne surprise qui m'a attendu.

 

D'ailleurs, "Attendre", c'est bien le mot, ce disque est sorti il y a un peu plus d'un an déjà. Enfin, pour ma gouverne, la version vinyle ne date que de quelques mois héhé. C'est donc pour cela que j'ai mis "2011" pour l'année. Bref.

Les premiers riffs de "The tide" me rappellent les premiers titres du groupe, mais on sent que les Sugartown Cabaret ont mûri. Il y a ce "je-ne-sais-quoi" qui propulse un groupe qui "débute" en groupe nettement plus pro, et les caennais l'ont parfaitement mis en œuvre. Cela vient peut-être de la prod' ? Ce serait réducteur, même si celle-ci est excellente et aide fortement à l'appréciation de ces titres. Les mélodies des grattes sont parfaitement mises en valeur, ne serait-ce que pour la fin de "Feeling Thrilled With the Guests", avec cette rythmique répétitive et cette voix hurlée par dessus.

En parlant de mélodies, le groupe adore les étirer, lorgnant vers le post-rock ( "hazard lights", "A tower"), mais en évitant toute surenchère et le chant remonte toujours à la surface quand il le faut. On sent bien en tout cas qu'un des guitaristes (Marc Euvrie) joue également dans Aussitôt mort. La basse est également bien présente, je pense au final de "A tower", très intense, qui laisse la place à chaque entité du groupe. Mais le point fort de leurs compositions, c'est clairement la superposition des guitares, qui dégage une émotion qui nous prend aux tripes systématiquement.

 

Leur dernier titre, "However Hard", résume parfaitement le groupe : les mélodies des guitares sont enivrantes, le chant à l'inverse est seulement scandé/hurlé, la rythmique joue entre l'énervement et la mélancolie, et ce final... Il est tout simplement énorme. L'émotion est à son paroxysme et donne presque des frissons.

 

Les Sugartown Cabaret ont bien grandi depuis leur premier album, et c'est là un excellent disque postcore/screamo/rock que je tiens entre mes mains. La sortie récente de la version vinyle (250 en blanc / 250 en noir) devrait vous pousser à vous jeter dessus !

photo de Pidji
le 05/12/2011

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