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J.c. SatÓn : chroniques, discographie, line-up, actus, etc.

J.c. SatÓn

J.c. SatÓn en bref

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Infos gÚnÚrales

pays d'origine du groupe J.c. SatÓn : France France

Tags musicaux :

#garage #rock #mutant #psyche #diaboliquement #poppy #diabolique

Line-up

# Arthur - Guitare / Chant
# Paula - Chant
# Dorian - Clavier
# Ali - Basse
# Romain - Batterie

Discographie

  • - "SatÓn" - EP (2010)
  • - "Sick Of Love" (2010)
  • - "Hell Death Samba" (2011)
  • - "Faraway Land" (2012)
  • - "J.C. SatÓn" (2015)
  • - "Centaur Desire" (2018)

J.c. SatÓn

Biographie

Meilleure affaire jamais conclue entre les villes de Bordeaux et Turin depuis le transfert de Zinédine Zidane, J.C. Satàn est d’abord l’association à la fin des années 2000 d’Arthur et Paula : le premier construit des cathédrales de bruit tout en ruptures vertigineuses, la seconde écrit des poèmes liturgiques qui résonneront dans la nef les jours de messe noire : après deux albums peu relayés chez Slovenly Records (Sick Of Love en 2010, et Hell Death Samba en 2011), les amis du label Teenage Menopause prennent les choses en main et éditent Faraway Land (2012), l’album de l’explosion, sur la pochette duquel nos deux compositeurs sont dessinés dans la position de la Vierge à l’Enfant.

 

Toutefois, le nom de J.C. Satàn ne se réduit pas à ces deux seules figures, et c’est bien un quintet, comme autant d’appendices d’un poing rageur projeté à toute vitesse dans la face des tièdes, qui assomme les foules et les tient dans sa paume : et aux côtés des deux ingénieurs en chef qui peaufinent l’armement en laboratoire (Arthur, scientifique mini- moite, croisement de Mario Bros et d’un tortionnaire khmer, et Paula, figure maternelle dans un monde où les mères arracheraient les ongles de leurs enfants avant de les dévorer), trois soldats s’assurent qu’il déploie toute sa puissance de feu sur le terrain ; Dorian, silhouette longiligne et lunettes d’assassin, martyrise son clavier comme on questionne un hérétique ; Ali, fée déchue et reine des allers-retours sur les manches de basse, propage des vibrations venues des limbes ; et Romain, visage carré au regard fou, poursuit inlassablement sa mission, cogner, cogner, cogner.

 

Depuis cinq ans, cet assemblage hétéroclite écume les salles de concert, maitrisant l’art de transformer un album en machine à pulvériser les crânes, par la grâce d’un jeu de scène qui confine à la performance, et l’hystérie d’un public qui ne les lâche plus. Ville après ville, tournée après tournée (France, Europe, Etats- Unis), festival après festival (Eurockéennes, Rock-en-Seine, Garorock, Printemps de Bourges, etc.), le char d’assaut bordelais a aplati les bosses et roulé sur le corps des traîtres avec la détermination froide du tueur à gages.
Après deux splits-45 tours en 2013 (« The Moon/The Sun » avec Piresian Beach, et « Ballades à la barrière » avec Regal) et un single sur Trouble in Mind Records en 2014 (« Italian Summer »), le nouvel album arrive début 2015, et relève toujours de la même alchimie de récup’ : sang de guitare et écailles de fûts, rythmique de plomb avec un zeste de cuivres, comptines alambiquées et formules magiques hurlées dans la transe, relevées çà et là d’une trouvaille de saison – la queue de cheval frottée sur des boyaux de chat, plus communément appelée « violon ». Brutal et complexe, furieux et incantatoire, fait de pics et d’à-plats, ce nouvel opus enfonce le clou du black-garage- gospel avec le marteau des dieux vikings, au beau milieu d’un orage de décibels qui préfigure le climat, électriquement surchargé, de chacun des prochains shows de J.C. Satàn. Comme d’hab’, ouais.

Chroniques du groupe / artiste

J.c. SatÓn - Centaur Desire (2018)

J.c. SatÓn - Centaur Desire (2018)

Notre petit Xuartec nous vient de Bordeaux. Et à ce niveau-là, je l'envie un peu je l'avoue. Car plus j'observe ce qui s'y passe niveau musical, tout particulièrement niveau rock, je me dis avec une certaine pointe au cœur que la vignasse titille la fibre artistique fort agréablement. Bien plus que notre calva local. Parce qu'il y a beau avoir du vin blanc dans l'embuscade, ce n'est pas avec ce cinquième de villageoise dégueu qu'on pourra bomber du torse fièrement. En revanche, quand J.C. Satàn revient avec une nouvelle galette et son cubi de table signé Saint-Emilion, tu te dis que les Bordelais, eux, peuvent se le permettre.   Pourtant, un mauvais vin, quel que soit sa région d'origine reste un mauvais vin. Ca râpe le palais, laisse un goût rance en bouche. Mais voilà, de la même manière que Lenôtre te ferait un buffet du pauvre à base de pain rassis et d'ouverture de boîte Hénaff, dès lors que tu as un joli nom de prestige, la pilule passe tout de suite vachement mieux. [ů]

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J.c. SatÓn - J.C. SatÓn (2015)

J.c. SatÓn - J.C. SatÓn (2015)

J'ai découvert le groupe bordelais J.C. SatÓn à la sortie de leur précédent opus, Faraway Land , il y a maintenant presque cinq ans de cela. Je voulais d'ailleurs écrire une bafouille là-dessus à l'époque. Sans jamais y parvenir réellement. C'est ainsi que j'aimerais rattraper aujourd'hui cette erreur avec leur album éponyme, leur rejeton le plus récent en date. Et honnêtement, malgré tout le temps que j'écoute, réécoute, gamberge et ressasse dans ma tête la meilleure plume à employer pour parler de la musique de J.C. SatÓn dans une chronique, le résultat est toujours vain. Pour quelle raison ? C'est une musique que je ressens plus que je ne l'analyser. En outre, je n'arrive à retenir un cas par cas et ne peux le considérer que dans un ensemble. Et à vrai dire, d'un simple point de vue technique, je n'arriverai jamais à en parler.   J.C. SatÓn fait partie de ces groupes livrant une musique habitée qui va au-delà de la règle raisonnable. Ici, les artistes n'utilisent pas la [ů]

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