Luke le 12/03/2016, Métaphone, Oignies (62)

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Il y a 13 ans, Luke tournait en boucle sur M6  dans "le Boulevard des clips". Ce serait d'ailleurs le dernier morceau avec des guitares à avoir eu ce privilège télévisé. 
Résultat, lorsque j'ai informé mon entourage que j'allais le revoir à Oignies (après une expérience heureuse en 2004), la réponse de beaucoup fut  "Ha bon ? Ils existent encore eux ?"

 

Ce 12 Mars, le parking du Métaphone ne déborde pas comme à l'accoutumée. Pleine aux 2/3, la plus belle salle des "Hauts-de-France", accueille tout d'abord La maison Tellier.

J'te préviens, à l'instar de l'article sur Rover, tu vas penser qu'on a pas mal viré notre cutie musicale sur Coreandco ces derniers temps, mais encore une fois, ce groupe mérite que l'on s'y attarde.
 

1h20 de bon, de moins bon et d'excellent. Avec son style singulier, mêlant chanson et rock français, La maison Tellier venait présenter son 5ème album.
Peu surprenant donc de voir une bande qui se connaît par coeur, extrêmement pro.
Le groupe joue la carte de la variété. En se baladant dans sa discographie, il passe par bien des états, avec des passages parfois très emballants.

La Maison Tellier est surtout capable de trouver un équilibre entre son chant français, ses guitares parfois folk ou électriques, son piano et surtout sa trompette.
Les cuivres sont mal utilisés dans bien des formations : soit ils s'imposent, finissent au premier plan et couinent comme des clairons, ou alors ils finissent carrément en sourdine, complètement inutiles.
Or, la trompette est ici à la fois vedette et faire-valoir : bref, elle est parti intégrante, provoquant joie ou mélancolie. 

La richesse tient aussi à la "lead-guitar". Riche, changeante, elle symbolise plutôt bien la capacité du groupe à s'intéresser à toutes les musiques...mais par petites touches.

Et puis il y a le texte. 


Les écritures françaises aussi fines sont rares. La mise en mots des compos a une certaine douceur des sons, bien que les thèmes soient durs. 
Des créations qui peuvent rappeler Gainsbourg, Bashung et Manset, sans en prendre le moindre tic, la moindre "manière" dans l'interprétation.
On se prend donc parfois des baffes monumentales avec "Un bon français" ou "Exposition universelle" qui arrivent au bon moment...
...parce qu'il y a parfois des passages un peu mous du genou, et quelques longueurs...

La découverte "en live" n'en demeure pas moins belle...même si l'affiche ne semble pas hyper cohérente.
 

Le temps de se jeter un godet derrière la cravate, Luke débarque avec une plume tout aussi bien taillée mais trempée dans une encre plus acide...avec l'orchestre qui suit.
Sur cette tournée, Luke a décidé de ne jouer que son dernier album "Pornographie" et "La tête en arrière", son LP le plus populaire (de 2003).
Quelque part donc entre le vénère d'actualité et le fan-service.

En tout cas ça marche.
Pas mal critiqué pour avoir pris une place entre Noir Désir ("Indignés", "Quelque part en France") et les derniers albums rock de Saez ("Pornographie" / "J'veux être un héros"), le groupe s'est surtout installé là où plus personne ne met les pieds, sans doute flippé par le poids de l'héritage.
Mais Luke s'en tire plus que bien, ne joue pas une comédie pour pré-ados rebelles : on ne choisit pas ces mots par hasard, sans sincérité.
Luke veut du rock'n'roll, que ça cogne...et ça va le faire pendant 16 titres hargneux, hurlants même.
La salle vibre, le son va trop fort, mais ça tape au ventre, ça fait monter la colère...

Au milieu des nouveaux titres, les anciens prennent une autre résonance. S'ils semblaient moins agressifs, ils sont parfois brûlants d'actualité et toujours interprétés avec hargne.
Sans grands artifices sur scène, les lights sont du genre excitées voire épileptiques (notamment avec un stromboscope un peu trop facilement utilisé)...
Hormis le drapeau tricolore qui s'affiche sur "Quelque part en France" et la descente d'une boule à facettes, le groupe n'en fait pas des caisses visuellement et s'en tient à sa présence, suffisamment forte et vénère pour chauffer des fans qui ne semblent pas avoir regretté leur soirée


Après un "Hasta Siempre" bien chaud, un rappel sur "C'est la guerre" et un concert d'1h30 bien chaud, je ne peux répondre à la question 
"Luke ? Ils existent encore eux ?", que par un très satisfait : "Pas qu'un peu...mon gars, pas qu'un peu...".

Setlists : (liens vers Setlist.fm) pour La maison Tellier et Luke

 

photo de Tookie
le 20/03/2016

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