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Eyehategod - "Take As Needed For Pain"

Eyehategod - "Take As Needed For Pain"
chronique Eyehategod - Take As Needed For Pain
9/10 0
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CD album CD album (50:01)

 

Style musical : 

Sludge

 

Année : 

1993

 

Tracklist :

1. Blank
2. Sisterfucker (Part I)
3. Shoplift
4. White Nigger
5. 30$ Bag
6. Disturbance
7. Take as Needed for Pain
8. Sisterfucker (Part II)
9. Crimes Against Skin
10. Kill Your Boss
11. Who Gave Her the Roses
12. Laugh It Off

 

Label : 

Century Media
Dans le même style :
Black cobra - Bestial

C’est un exercice difficile que de s’attaquer à une pièce maîtresse d’un style musical, surtout lorsqu’on est trop jeune pour prétendre avoir grandit avec... Mais je m’y risque bel et bien en me penchant sur ce qui est considéré par beaucoup comme un monument du Sludge metal : Take As Needed For Pain de Eyehategod.

Cet album a vu le jour le 9 septembre 1993, un mois après sortait l’album éponyme de Crowbar et Down n’en était qu’à son premier recueil de démos ! Take As Needed For Pain est le deuxième opus des Louisianais qui succède à un déjà très bon In The Name Of Suffering, ce dernier ayant posé les bases du style du groupe, voir même les bases du Sludge...

 

L’évolution marquante entre les deux album reste la production qui est bien meilleure et la composition des morceaux qui est également mieux foutue. Il faut dire que Century Media leur a sûrement donné plus de moyens qu’un petit label français, pommé à des milliers de kilomètres de la NOLA (le premier album étant d'abord sortie chez le vieux label français, Intellectual Convulsion)... Bien qu’à l’époque Century Media ne soit encore qu’un jeune label (créé en 1988 en Allemagne), il a tout de même d'ores et déjà commencé sa collaboration avec d’autres groupes comme Cro-Mags (qui en était à son quatrième album) ou Iced Earth (eux aussi n’avaient sorti que deux albums) !

Comme souvent sur ce genre d’album, le label a sorti une réédition incluant en bonus track les trois titres de l’EP de 1994 Ruptured Heart Theory qui suivi. Ainsi que trois titres disponibles sur les deux split avec 13 de 1994 et 1995.

 

Notre bande d’alcooliques de Louisiane bénéficie donc pour la première fois d’une vraie production digne de leur musique ! On peut alors profiter de toute la puissance du combo dont la lourdeur s’est faite encore renforcer par la prod’, ils bénéficient également d’un son de basse groovy bien ronflant, ce qui met bien plus l’instrument à l’honneur que sur le précédent opus, où celle-ci avait plus tendance à se fondre dans la masse ; c’est d’ailleurs Mark Schultz (qui a lâché la guitare) que l’on retrouve à la basse. Il faut dire que sur In The Name of Suffering  le son était très étouffé, ils se seraient enregistrés avec un micro posé dans leur garage que ça ne m’étonnerais pas, mais c’est également ce qui fait le charme des prod’ de l’époque ! Ici, c’est le niveau bien au-dessus, le son est plus ample, la musique respire d’avantage au profit d’un résultat vraiment plus efficace et écrasant.

En plus d’une meilleure prod’, je trouve que les riffs sont également d’un meilleur cru, plus inspirés et également plus accrocheurs. On sent que les jeunes junky qu’ils étaient ont reprit les riffs les plus lents et les plus sombre de Tommy Iommy en version sous-accordée, ce qui offre des lignes de grattes poisseuses qui transpirent le blues et la saleté. Take As Needed For Pain est une collection de riffs titanesque qui chopent aux tripes, on les doit notamment à l’arrivée de Brian Patton de Soilent Green dans les rangs du groupe. Ils ont bien entendu gardé leur aspect totalement Punk et anarchique avec des larsens récurrents, une batterie qui continue de sonner de façon très crue, mais avec un jeu un poil plus évolué, et des tempos plus rapides par moments que par le passé...

Le chant de Michael Williams est devenu culte pour tous les amateurs du genre, il poursuit dans la lignée engagée par In The Name Of Suffering avec des cris atrocement plaintifs et digne d’un toxicomane en état de manque. Son engagement est resté le même au niveau des textes, on y trouve tous les sujets chers à ce nihiliste convaincu comme la politique avec des textes sur la traite des noires (« White Nigger », « Crimes Against Skin »), d’autres plus anarchistes (« Kill Your Boss », « Disturbance »). Il y a également un aspect plus moderne sur cet album dû à l’utilisation de samples de voix off, comme celle d’une radio, on peut les entendre sur plusieurs titres.

 

C’est ce deuxième album d’Eyehategod qui a donné un sacré coup de pied au cul à la scène Southern de l’époque, après ça ont commencé à fleurir plusieurs formations dans le même esprit . Les ambiances et les émotions qui se dégagent d’un album comme celui-ci sont vraiment particulières ; on comprend pourquoi presque 20 ans après, les groupes de metal revisitent ces classiques en essayant d’en reproduire l’atmosphère...

photo de Domain-of-death
le 30/01/2011

Note des commentateurs : 6.7/10 (sur 3 votes)

Commentaires

el gep

Sa note : 3/10

el gep le 30/01/2011 à 15:26:52

IP : 84.102.94.15

Pour les bases du Sludge, voir les Melvins et "My War" de Black Flag, parmi d'autres.
Eyehategod, sinon? Boarf.

Jull

Sa note : 9/10

Jull le 30/01/2011 à 19:59:29

IP : 78.251.169.165

Zizi tout dur.. je repete: Zizi tout dur

Ukhan Kizmiaz

Sa note : 8/10

Ukhan Kizmiaz le 31/01/2011 à 16:05:09

IP : 81.243.188.39

Il est bon ce disque ^^

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