Alpha Brutal - s/t

Alpha Brutal - "s/t"
chronique Alpha Brutal - s/t

Il en va pour la musique comme dans la vie, les gens résolument positifs sont souvent considérés comme niais. Il ne faut pas de grandes thèses de sociologie, pour se rendre compte que parfois c'est vrai, m'enfin les stéréotypes ont la vie dure.

Le gros chat de la couv' et « Hunt » en introduction avec sa belle mélodie devrait faire office d'étiquette un peu vite apposé au dos des protagonistes.

Parce que bon, si l'on ne peut plus se faire plaisir, sous peine d'attirer les quolibets, bonjour l'envie et la motivation.

 

Dans son presbook, le groupe annonce un métal décomplexé, un curieux mélange entre passages Djent, envolées Pop, influences Maths, Jazz et efficacité Indus, le tout parsemé d’incrustations chiptunes toutes droit sorties de votre NES. Soit entre coups de boule et frissons dans le meilleur des cas... ou Rire et Chansons.

Première écoute, il n'en sera rien... je vous jure ces idées reçues... rhan.

 

L'idéal est de considérer cet opus comme une rencontre. D'un côté, un passionné de vieilles consoles encombrantes et de Metal tendance Néo, de l'autre un trio qui a grandi dans le milieu des nineties (la moins bonne moitié) et qui s'est pris d'affection pour l'internationale indé de Pixies à Cibo Matto. Des musiciens exigeants qui font tout pour nous assouplir l'ouïe.

 

D'une rencontre-fusion supposée, on assiste aux ébats de deux mondes qui se superposent, se chevauchent. Armé d'un Joystick et d'une basse made in Primus, Dread -le patron- dirige ses tirs laser d'une main sûre, un peu onaniste quand même et déclenchent (parfois à distances) les tremblements techtoniques qui boostent l'affaire. En face, les kids frustrés de ne pas avoir grandis à temps, dissimulent leur embarras dans des riffs iconiques et un chant éclairé.

Curieux mélange, en effet, qui fonctionne sur 3 des 6 titres. « Hunt », « Blue Cats », « Everything's gonna be allright ».

« Epic Song » est une tentative de Djent, un peu forçée, « Chipsound » donne la caution Gamer, « Défouloir » pourrait être l' edit-single de choix, s'il pouvait se terminer sans chuter. Le genre de titre préféré qui devient vite agaçant.

 

Les parisiens proposent, osent, se plantent (en douceur), avec le même bonheur. Probablement qu'avec une formule plus rodée, les prochaines propositions seront implacables.

photo de Eric D-Toorop
le 20/04/2017

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