Another Kind Of Death - Sleepless Every Night

Chronique CD album (28 minutes)

chronique Another Kind Of Death - Sleepless Every Night
C'est dans un déluge de décibels et autres larsens que débute ce premier album des espagnols d'Another Kind Of Death. "The Rope", premier titre du cd, envoie le bouzin à fond la patate et nous ratatine les cages à miel de la plus belle des façons.

Déjà remarqué sur quelques splits aux côtés de compatriotes c'est en cette fin d'année que le groupe débarque avec son nouvel album. Composé de quelques titres déjà présents sur le split "Waterloo" aux côtés de Moho entre autres, ce Sleepless Every Night nous présente un groupe en pleine forme.
Pratiquant un style bien effrayant et lassant ces derniers temps (c'est à dire le Metalcore) le groupe s'en sort plutôt bien, ajustant ses différentes influences avec bon goût et sans jamais vulgairement côtoyer le plagiat.
Et des influences chez AKOD, il y'en a ! Alors que les metalcoreux du moment se morfondent dans des albums mous du genou et redondant, les cinq espagnols ci présents on su rendre leur musique bien excitante et furieusement débridée en s'inspirant de styles bien variés.

Tout débute par "The Rope" et "Venganza", deux rouleaux compresseurs aux forts accents Convergiens où les guitaristes n'hésitent pas à placer quelques plans bien mathcore pour montrer qu'ils savent jouer. Les titres sont menés au front par un chanteur éructant à fond, au timbre souvent proche du hurleur de Zao, pas très varié, mais efficace. Puis c'est sans crier gare qu'arrive "Car Crash", furieux titre sludgisant, aux riffs rock'n'roll et au son bien grassouillet. Le chanteur en profite pour nous montrer que sa voix claire est tout sauf dégueu et point positif il n'en fait pas trop. "Golem" continue la tuerie avec ses hands claps syncopant aux côtés des riffs hardcore filant à toute zingue. Histoire de varier le groupe nous sort le jeu post-hardcore instru avec "…And I Choose You From Dead", titre sympatoche qui aère un peu, mais qui fait tâche au milieu de ce déluge hardcore.
Ce dernier reprend d'ailleurs de plus belle avec trois titres toujours aussi débridés et brutaux. Petit point noir, à ce stade on commence légèrement à trouver que les titres se ressemblent et une petite lassitude s'installe. L'album se clôture en beauté par "Cloudy Water", morceau un brin plus lent à la basse martiale et au groove imparable, rappelant les meilleurs heures d'Unsane.

Ce Sleepless Every Night se révèle en fin de compte une bonne surprise de fin d'année. Pas d'une folle originalité, l'album se distingue tout de même de la masse metalcore avec une certaine classe, une classe rock'n'roll bien entendu.
photo de DreamBrother
le 25/12/2007

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