Atentado - Paradox

Atentado - "Paradox"
chronique Atentado - Paradox

Parfois, souvent même avec le Crust, les passions d'un groupe (selon Fesse de Plouc) se résume à peu de mots. Dans le cas d'Atentado c'est : Punk ! Punk ! Punk !

Plus lapidaire, tu manges ta main et tu gardes l'autre pour demain.

 

La pochette de Paradox, bien que classique dans sa forme (un collage très Crust), est particulièrement parlante en alignant d'un côté les ganaches de plusieurs chef d’État bien connus (Merkel, Obama, Sarko,...), de l’autre, des photos de misère et de désespoir, avec le Christ trônant en son milieu et s'appuyant sur une escouade de Riot Squad particulièrement flippante.

Vous me direz que vous avez des yeux pour voir mais ces « icônes » crust sont ici une carte de visite parfaite pour Atentado.

 

Biberonnés à Motörhead, Discharge, Anti Cimex mais aussi à Celtic Frost et à Venom, les Portugais d'Atentado proposent une recette réellement puissante et pas contente.

Assez bluffante, l'énergie des Lusitaniens compense laaaaargement des compos directes, primitives dirons les amateurs de post prog prout, qui de toute façon ne jetteront jamais un œil sur cette chronique ou une oreille sur cette album.

C'est assez simple en fait, pas besoin d'une longue dithyrambe, Paradox pratique la politique du tout à fond (à une exception prêt) avec un son maousse costo déclenchant des secousses séismales, presque séminales, dans tout le squelette, jusqu'à la moelle des os.

 

Les guitares très incisives sortent les crocs pour loucher méchamment du côté du Käng le plus barbare et le mieux produit. La rythmique dispensée par l'éternel couple basse/batterie est un char d’assaut écrasant de ses chenillettes une partie de la scène suédoise ayant eu l'outrecuidance de se dresser prétentieusement face à ce jeune congénère sudiste.

"Paradox" ralentit tout de même le rythme, en fin de cavale, pour toucher du doigt un sludge malsain mâtiné de post-HxC particulièrement glauque, hommage peu déguisé à la bande de Tom G. Warrior. Mais ce morceau constitue l’exception à la règle de l'impitoyable rapidité précédemment évoquée.

Un autre bon point d'Atentado est son chant particulièrement monstrueux et saturé. Parfaitement incompréhensible et lorgnant parfois vers un extrémisme convergien, les hurlements du frontman sont en effet un appel carnassier à la lutte armée.

 

Si vous avez envie d'un album de D-Crust digne d'un 38 tonnes scandinave ou américain, ruez vous sur le bandcamp du groupe et lâchez quelques euros, bande de crevards sans le sou.

Pour le prix d'un gros packs de mauvaise bière vous aurez un son inusable pour vos soirées d'été.

photo de Crom-Cruach
le 15/08/2013

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