Deos - Furor Belli

Chronique CD album

chronique Deos - Furor Belli

Qu’est-ce qui peut arriver de mieux à un groupe de Roman Metal, à part écraser ses ennemis, les voir mourir devant lui et entendre les lamentations de leurs femmes ?

Se débarrasser de son clavier.

Et c’est exactement ce qu’ont fait les Annéciens de Deos.

 

Finis les aspects un peu cheap du Death Mélo des légionnaires de la Yaute et bienvenu à un Death velu comme un centurion de La 5 ème Légion en Pays picte.

D’entrée, l’ambiance se fera plus viril que Michael Fassbender courant, torse nu, dans la neige, en fuyant Olga Kurylenko. Perso, j'aurais joué dans Centurion, le film, j'aurais attendu Olga.

Paie ta blagus !

Car le gros mid tempo mâtiné de fulgurance sauvage de "Decimatio" nous mets de bons coups de pilum dans le scutum (bouclier) et nous fait dressé le scrotum (sac à burnes).

On perçoit rapidement une volonté mélodique toujours présente parmi les lignes de (front) basse très lisibles et les riffs de Fabio, épaulé par le nouveau sergent de ligne Cédric.

 

Pourtant, il est évident que la cohorte Deos a envie d’en découdre, tellement les aiguilles à tricoter se font épaissus et super lourdus.

Dans les accélérations bien senties, déjà évoquées, se cachent aussi le death thrash le plus sanglant comme sur le redoutable "Primus Pilus". "Morituri Te Salutant "se teintera aussi de touches Black succulentes. Jack, au mic, se fait alors carrément terrifiant, croassant comme un vieux corbeau de Norvège. Ce titre, judicieusement placé au centre de la tracklist, nous tient alors en haleine et nous prépare à une deuxième partie d’album toujours très martialus.

 

En définitif, cet aspect guerrier bien discipliné imprègne toute la plaque.

A l’instar du morceau "Scaevola", évoquant Caius Mucius Scævola, un jeune héros du début de la République romaine, qui se signala par un exploit, au cours duquel il sacrifia sa main, lors de la guerre contre Porsenna en 507 av. J.-C.

C’est histo et plus que le phoque (spéciale dédicace à Jack).

Des samples judicieusement placés nous transportent, aussi, dans un film à la Ridley Scottus.

Mais si Maximus meurt dans le film à la fin, les Deos n’y sont pour rien. Car avec le professionnalisme de ces légionnaires du Death, la péloche aurait duré bien moins longtemps pour cet ennemi de l’Empire.

 

Deos prouve que rien ne vaut les bons artisans armés de gros glavius à six cordes, d’une bonne Lorica segmentata rythmique et de vocaux précis comme une ballista.

Bordelus que ça fait du bien à l'anus ! 

photo de Crom-Cruach
le 05/07/2022

3 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 05/07/2022 à 07:47:14

Pas moyen d’y trouver un petit passage à la lyre, avec un featuring de Panoramix ?

Tookie

Tookie le 05/07/2022 à 08:40:53

Cocles fait référence à Horatius Coclès, qui durant la même guerre face aux Etrusques que Scævola (c'était même un peu avant ce dernier), se défendit seul à plusieurs soldats de Porsenna pendant que ses copains détruisaient le pont menant à Rome. Comme à Hollywood, débordé par l'ennemi, il finit par se jeter dans le Tibre sous une nuée de flèches, mais il parvint à rejoindre l'autre rive  indemne. 

Je me la pète mais y'a 2 mois je ne connaissais pas cette histoire.

Cyril, tu veux parler d'Assurancetourix ? (Panoramix à la limite pour un rap...)

cglaume

cglaume le 05/07/2022 à 09:07:48

Rhaa putain je mélange les noms des Gaulois. Sénile avant même le demi-siècle c’est pas rassurant 😢

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