.- (eaux Saines) - self-titled

Chronique K7 (40:00)

chronique .- (eaux Saines) - self-titled

 

Dans le genre des disques faciles pour gens difficiles, le premier essai de .- (eaux Saines) s'impose de fait. Bénéficiant d'un vent favorable portée, il y'a une quinzaine d'années par les flots d'Electroclash et d'indus synthétique qui ont familiarisés nos oreilles aux sons froids et martiaux, la nouvelle new-wave (3.0) s'affiche en costume d'apparat.

C'est sans grande appréhension que l'on embarque, tant le capitaine semble avenant et bien connaître son affaire.

 

L'embarquement ne se fait pas sans mal, pourtant, les vagues sont grosses, et la machinerie peine à prendre son rythme, nous voilà prévenus, nous ne partirons pas en croisière synth-pop des familles. « les eaux saines » renferment cette rage contenue sous des faux airs contemplatifs. Entrée en matière inquiétante.
Prenant corps avec la coulée on s'attarde sur le pont, « almost » est des plus accueillants. Les sons sont familiers pour qui a tâté un peu d'EBM à la belge, on se glisse dans le lit sans problèmes. « Drunk in your bed » ressasse la honte virile que l'on tente de dissimuler. Parfois la peur fait place à l'effroi, parfois à la paresse. Ce track est lancinant à souhait, mais rien ne nous y attache.

 

« Des mots » voit le commandant de bord prendre la parole, il nous invite à La Kuizine avec plein de promesses et une certaine candeur. Dans l'arrière-salle, Lescop et La Femme jouent au scrabble. Retour sur le pont, le visage caressé par les eaux devenues calmes, le temps d'un « One day, ten years » introspectif et beau. « Le chant des sirènes » est un peu trop plaintif pour que l'on s'y laisse bercer.

 

Au loin retentit une autre sirène, celle plus synthétique de « lost sailplanes », petite coquetterie pop parfaite pour se sortir de ses pensées. « Unfalling » annonce l'arrivée à l'autre rive, elle prépare l'entrée au port gascon, les lumières de la ville ne recouvrent pas encore tout le ciel. La manoeuvre est lente mais maîtrisée pour que l'on ne s'y ennuie pas.
On termine ce voyage par un « this smile » interrogateur et soigné. Ce voyage n'apportera aucune réponses, mais l'imagination est libérée.

photo de Eric D-Toorop
le 22/10/2016

3 COMMENTAIRES

mat(taw)

mat(taw) le 24/10/2016 à 12:23:26

saddam?

cglaume

cglaume le 24/10/2016 à 12:49:46

Oawh l'ôt' hé non !!!! :)

pidji

pidji le 24/10/2016 à 13:28:29

Hahah c'est malin :D

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