Epiq - Duo/Trio

Epiq - "Duo/Trio"
chronique Epiq - Duo/Trio

Chronique collégiale.
 

L'autre jour, je discutais de rock progressif avec des connaisseurs – ce que je ne suis pas, je précise - ; son évolution, les courants porteurs, les vents contraires, les fers de lance, et les mal-assumés. La conversation s'ouvrira vite au rock européen – Eurock, qu'ils disent -. Un vivier intense est « décomplexé » pour les uns, une hérésie pour tous les autres. Le Rock, c'est ricain point barre. En Europe, on fait de la pop avec des guitares, parfois (sic).

Bon, Les Paul ou Rosetta Tharpe ne sont pas nés à Issy-les-Moulineaux ou Cologne, certes, mais il serait malhonnête de nier l'effervescence du mouvement depuis son implantation en 1958 dans nos contrées. Malhonnête aussi de passer à l'as, les Beatles, le rock dur du Black Sab' et donc le rock progressif, bavard et précieux.
Ce coup d'oeil dans le rétro, débouche immanquablement, sur la chose post ou néo-prog - dont la coqueluche du grand public, s'appelle Muse - ; à ce moment là, je leur fait écouter ce Duo/Trio du groupe Epiq, dont je vous cause de suite.

 

C'est un peu comme du jazz fusion ton truc, mais en plus prog...

Ouais, ça joue bien, mais ce ne serait pas un peu répétitif... - dit le fan de Prog depuis 1987

Tin, y'a même pas de guitare !

Moi, j'aurais invité un chanteur... enfin non, ça passe bien comme ça

Ben c'est Jazz ! Expérimental, certes, mais Jazz, non ?

Faut voir en concert, à mon avis...

Ouais, mais c'est comme tous ces trucs Math-rock là, la base est là, mais ils assument le mot prog parce que ça fait vieux machin... m'énerve, ce genre de truc

On dirait du Sven Kacirek !

 

Morceaux choisis donc, dans cette conversation qui terminera sur Bowie (forcément). Vous l'aurez compris, définir la musique d'Epiq peut prendre des plombes et surtout partir dans des directions opposées quelque part entre Jazz libéré et rock progressif. Eux, ils appellent ça Tropical parce que l'apport du balafon – en seconde partie de disque – donne une dynamique africaine entraînante. Tropical sonne mieux que Math-Rumba, il est vrai.

 

Javrezac, ne doit toujours pas s'en remettre d'avoir vu grandir un gamin comme Laurent Paradot (Gâtechien, Parade) qui a mille idées à mettre en musique et qui sur la force de 4 cordes de basse, arrive toujours à se montrer des plus inspiré. Pour ce nouveau projet, il s'acoquine avec le batteur de Mars Red Sky et d'un certain Bunard... balafoniste, donc, de son état. Ma belgitude, me fait penser à des roublards comme La Jungle ou Unik Ubik, qui ont le bon goût de choisir d'emblée le dépaysement musical même si la colle ne tient pas partout.

 

On ne reproche pas le jeu proposé, ici. C'est même le côté ludique de leur musique que l'on retient. Ça et une sensation d'autisme permanent. Ces mecs jouent entre eux et pour eux. Ils ont pris l'escalier direction troisième étage, l'appartement est toujours en travaux, inhabité et la porte se ferme sur nous. On oscille la tête un moment, perdu et divaguant, puis on redescend retrouver les rues bruyantes sans se soucier un instant du trio.

photo de Eric D-Toorop
le 23/04/2016

1 COMMENTAIRE

cglaume

cglaume le 23/04/2016 à 11:25:40

Sur "Black Samba", on a un peu l'impression d'écouter le petit frère d'Ultra Zouk...

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