French Cow-boy - (Isn't my bedroom) A masterpiece

Chronique CD album (49.45)

chronique French Cow-boy - (Isn't my bedroom) A masterpiece

Anciens Little Rabbits, gage d'excellence quasi imprenable, les French Cow-boy nous avaient déjà gratifiés, en 2007, d'un premier album étincelant, appuyant cette première sortie par des prestations live époustouflantes.

Ils récidivent avec ce nouvel album plus conséquent encore, formidable extension de leurs travaux initiaux, et déclinant une palette, variée et changeante dans ses atours, avec talent.

 

On navigue ici entre rock doucereux, distingué et velouté ("On my way"), morceaux alertes, rythmés, aux guitares surf/rock splendides sur chœurs féminins non-moins magnifiques ("You sexy thing"), et élans psyché/funky irrésistibles ("Girl"), en ce qui concerne le début d'album, et  rudesse rock et délicatesse plus "poppy" voisinent de façon exemplaire, qu'elles soient associées ou chacune distillées dans des morceaux différents.

Chaque titre vaut le détour et tape dans le mille, tel l'acide "It's a question of time" puis le saccadé et féminisant, dans les chœurs criés, "You're not alone", ce morceau intense et céleste s'ajoutant aux nombreux moments forts de ce nouvel opus flamboyant.

 

Incroyablement doué, French Cow-boy n'en oublie pas pour autant ses escapades folk ("Play with the boy") ou ses complaintes presque shoegaze ("Saw your sister (prelude)"), ce dernier trouvant ensuite une superbe extension dans "Saw your sister", fait d'un rock léger et racé.

 

Arrive ensuite "Is the city", assez Pixiesien, noisy et punk-rock dans l'esprit, qui étaye avec à propos le tableau, fringant et haut en couleurs, du groupe. Quel que soit le style choisi, Federico Pellegrini et ses collègues font preuve d'une dextérité à la limite de l'insolence, comme sur "Planet X", aux voix entremêlées merveilleuses, entièrement exaltant, que suit "Super model", au rock bourru et truffé de riffs cinglants. Là encore, l'impact, la force de frappe de French Cow-boy met à genoux toute forme de concurrence, "See trees talk to trees" revenant l'instant d'après à une trame plus modérée, une fois encore superbement pensée, porteuse d'une classe infinie.

 

La fin d'album étant elle aussi excellente, avec "Will you be mine?", trépidant, urgent, le chant de Pellegrini s'y voyant souligné par des chœurs comme d'habitude remarquables, puis "Dreaming" et ses guitares aux motifs chatoyants, sur fond de chant sincère et presque plaintif, il va sans dire que la clique nantaise fait bien plus que confirmer la valeur qu'on lui connaissait.

 

Superbe disque donc, généreux et de qualité supérieure dans le moindre de ses recoins.

photo de Refuse to keep silent
le 08/09/2010

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