Gary suicidal kids commando - Par la douleur, la joie

Chronique CD album (48:27)

chronique Gary suicidal kids commando - Par la douleur, la joie
Les Gary suicidal kids commando nous viennent de Pau, et nous proposent cette année leur deuxième album, celui de la confirmation, après un premier opus ("ainsi passe la gloire du monde") sorti en 2005, et déjà très intéressant.

Alors qui se cache derrière ce nom assez chiant à écrire ? 6 gaillards qui adoraient Gary Ewing (mais si, rappelez vous : "Côooooote oueeeeeeestt"), certes, mais surtout 6 furieux de rock'n'roll ! Le groupe adore varier ses titres, et c'est tant mieux ; on oscille entre hardcore burné et passages plus orientés post-hardcore, des titres instrumentaux et autres hurlés à l'agonie, avec un esprit rock toujours présent et indissociable aux morceaux. On ajoute à tout ça des instruments que l'on n'attend pas et plutôt bien placés : du violoncelle tout d'abord en intro de l'album, mais aussi pour le titre éponyme ; étonnant car il est rare d'avoir 3 minutes de cet instrument dans un album pareil. Ensuite, depuis l'album précédent un nouveau membre est apparu dans le groupe, Damien Patry qui joue du saxophone. Cela donne - entre autres - un titre "Il clan dei Siciliani" tout simplement énorme, magnifique : 9 minutes de rock instrumental, aux riffs super bien foutus, et ce sax !!! A écouter au moins une fois pour ne pas mourrir con.
Vous allez me dire, "allez, du sax, c'est déjà entendu chez les Yakuza !" et vous n'aurez pas tout à fait tort. Mais la ressemblence aux américains, je l'ai plutôt eue en tête sur "L'enfant massacre", avec ce riff d'intro qui aurait pu figurer sur "Way of the dead". Etrange car on n'a que très peu de sax sur cette piste, mais bon ; c'est peut-être l'ambiance générale de l'album qui m'a guidé vers les Chicagoans (à leurs débuts).

La musique des Gary suicidal kids commando est complexe et savoureuse ; la voix rauque du chanteur se marie parfaitement aux riffs des guitares très variés, et la batterie change sans arrêt son rythme pour couper toute sensation d'ennui. Le groupe est autant influé par le hardcore que par le jazz, et ça se sent ! Cela donne l'impression au départ que l'on n'arrivera jamais à maitriser ce disque, et c'est peut-être vrai ; mais au fil du temps, on commence à ne plus pouvoir s'en passer et le disque reste scotché dans la platine. En atteste ce premier titre de 10 minutes, aux riffs assassins qui trottent dans la tête un bon moment, ou l'intro calme et entêtante (limite post-rock) de "L'innocent aux mains pleines" (où le violoncelle refait surface). De toutes façons, impossible de ressortir telle ou telle piste, cet album s'appréhende comme un tout : il semble inconcevable de ne pas écouter le disque en entier une fois celui-ci lancé dans la chaine Hi-fi/lecteur mp3/PC (rayez les mentions inutiles).

Voilà en tout cas une sacrée baffe dans la figure, par un groupe français encore quasi inconnu nationalement (mais ils ne devraient pas le rester longtemps, en tout cas de notre côté on va essayer d'inverser la tendance). Le combo nous gâte avec ces 7 titres pour 48 minutes de bonheur pour les esgourdes : entre post hardcore et hardcore chaotique, les gars de Pau nous délivrent ce "Par la douleur la joie" tout simplement jouissif.
photo de Pidji
le 29/09/2008

1 COMMENTAIRE

vsebv

vsebv le 29/09/2008 à 19:58:06

La grande classe!!!!!!!!!!!!

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