Greeding Death - Fin De Charge

Greeding Death - "Fin De Charge"
chronique Greeding Death - Fin De Charge

Les trucs en -isme, comme le régionalisme, ça puduc. Pas nouveau.

Si quelqu'un retrouve la chro dans laquelle, j'en avais déjà parlé, il gagnera un panier repas made in La Jungle de Calais.

Pourtant niveau micro-brasserie, charcut' et frometon, y'a pas mieux que chez oam.

Et pour le gros son, y'en a aussi.

 

Greeding Death vient ainsi de la Yaute, d'Annecy, plus précisément : son lac, ses gros bourges pétés de tunes, fief de régionalistes lobotomisés personnifiés de 1995 à 2012 par la Ligue Savoisienne.

Pouark.

Alors oui même dans un département français parmi les plus aisés, on peut avoir les boules. Chopper les nerfs devant la bêtise ambiante et universelle. Piquer une crise en voyant les moutons bêler avec le reste du troupeau.

 

Alors, niveau « boules », disons que Greeding Death sort celles de bowling. Cette première fournée ne sera pas destinée à votre Colombine donc.

Car les Annéciens ont bien révisé leur leçon D-Crust/Punk/HxC.

 

D'abord la prod du bouzin envoie du gros, du gras, de la vie.

Fin De Charge est donc étonnamment audible sans sacrifier un kopeck sur l'autel du son en carton.

 

A fond, à fond, ça démarre sur les chapeaux de gnous des montagnes, de dahu donc. De petits accents très rugueux se glissent au niveau du chant, principalement sur les chœurs. Car le mic est tenue principalement par une gisquette super véner et hurlant surtout en Français. On ne comprend pas tout mais on reconnaît certaines sonorités linguistiques. Rassurés nous sommes.

Puisant leur fiel dans un paquet d'écoles du Nord au Sud en passant par l'Est, Greeding Death mouline du gravier et balance des bûches. Les leads se font parfois mélos, mais toujours la puissance prédomine. Ainsi les gars de la yaute ont la bonne idée de perpétuer la tradition du bruit qui ne se limite pas à un seul genre stricte.

Si le début de la plaque fonce tête baissée dans le Punk HxC, "Ruins" se fait groovy et particulièrement bien construit. "Primitive" sort son solo r'n'r. "Le Troupeau" entonne aussi une intro métallique du plus bel effet et attaque fugacement à la double. Les titres se suivent et ne ressemblent pas pour la plus grande joie de... moi. Les autres, m'en cogne.

Et du côté des textes, des plages comme  "A Ciel Ouvert" donne confiance en la langue de Molière.

"Tous les vices à la mode passent pour vertus" dirait-il. Un Jean-Baptiste particulièrement vachard, ici, certes.

 

Agressive, variée et roborative, la première sortie de Greeding Death est une méchante gourmandise à déguster sans modération.

Burp ! Pardon.

photo de Crom-Cruach
le 29/12/2015

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