Celeste + Fall Of Messiah + Luda le 11/03/2017, Théâtre Le Poche, Béthune (62)

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Vous savez quel est le point commun entre passer une nuit avec moi, le chocolat noir Lindt et la soirée du 11 Mars au Poche de Béthune ? 

C'est intense. Hyper Intense. Putain d' Intense, avec un "I" majuscule, histoire d'en faire encore des caisses.
 

Alors que le Poche tout entier tremble de la puissance des compos de Luda, j'entre dans la salle pour y découvrir une carte des bières à faire pâlir de jalousie bien d'autres salles.
Ce n'est certes pas le plus important dans une soirée musicale, mais ça compte un peu quand même

 

Passée la découverte des breuvages qui accompagneront votre triste et solitaire "reporter", il est temps de passer à Luda qui doit bien se serrer sur la petite scène de la salle. En même temps, le  groupe des Hauts-de-France a l'idée à la con d'avoir un chanteur gesticulant. Bien. Un batteur. Ok. Deux guitares. D'accord. Deux basses. Bon.
Ce genre de line-up mérite toujours un peu de méfiance. 
Les expériences foireuses d'une troisième guitare inaudible, de deux chanteurs qui se gueulent dessus et de percussionnistes qui ne sont bons qu'à arborer leurs masques (Tu vois c'que j'veux dire) sont nombreuses.

Spoil : Là, non.
Pas que ce soit non plus particulièrement sensible. 
Le style musical un peu flou du groupe (ce qui n'est pas plus mal) entre post-hardcore et post-metal et post-tout ce que tu veux, nous propose des compos qui sont aussi bien lourdes, sombres, puissantes qu'elles peuvent avoir des passages aériens et éclairés.
Si la deuxième basse n'est pas LE truc en plus, elle n'écrase pas non plus le son. [D'ailleurs, encore une fois, à ce niveau là nous avons été gâté par les trois groupes et le travail du/des gars derrière les manettes. Idem pour le lighteux.]
La prestation des régionaux est en tout cas très agréable, sérieuse, et leur découverte (bien qu'ils écument les salles du coin depuis une paire d'années et que leur album ait déjà été chroniqué ici) ouvre idéalement la soirée.
Le ton est donné : ce soir, ça tremblera au point de nous donner un avant-goût de notre Parkinson. En plus sympa.

 

Arrive alors Fall of Messiah.
Je n'ai plus assez de doigts pour compter mes concerts du groupe. Dans le genre "sensible", je me fais baiser à chaque fois que ça gueule la déprime et où l'on sort deux arpèges à faire chialer dans les chaumières. FoM vise le coeur et l'atteint toujours (<3 Bon bah, voilà pour ma part de sensibilité <3)
Après 12 concerts et des centaines d'écoutes des autres locaux de la soirée, ça marche toujours : malgré la deuxième bière (mais dernière de la soirée, faites attention à vous bande de cons), je n'ai plus envie de sourire quand les lointains cris déchirants du batteur viennent se caler derrière des guitares magnifiques.
Le post-rock-screamo du groupe est toujours aussi émouvant, réussi...malgré quelques petites déconvenues techniques. Qu'importe, FoM est si démonstratif dans sa manière de jouer, qu'il happe les spectateurs.
Si le genre peut sembler manquer de subtilité, ce n'est pas le cas de l'écriture et la réalisation des morceaux. Ça n'était pas parfait dans la forme, dans le déroulement, mais dans le fond, dans le jeu, pour la presta, c'était du tout bon.


Une question se pose pourtant avant de finir la soirée : qu'est-ce-que le groupe vient branler entre ces deux bonnes bandes de gueulards hurlants aux étiquettes "Post-metal-hardcore-BM" ?
La réponse est simple : eux aussi jouent une musique INTENSE. Et ça, même si une partie du public n'y a pas complètement adhéré, la logique de la programmation n'était pas inintéressante.

Les changements de scène se font à vitesse grand V, ce qui arrange bien les mecs dans mon genre : sans ami(s), qui tentent de se donner de la contenance par tous les moyens.
Aller fumer une cigarette, checker ses SMS (alors que bon, t'en as pas si t'as pas d'amis pour venir avec toi en concert), regarder ses fils d'actu FB et Twitter ("Oh tiens, Enzo a vomi ses coquillettes" et ce montage de Fillon est super lol) ou tenter de faire journaliste pro en regardant toutes les photos du live qui sont en vérité floues.

 

Celeste arrive donc. 
Nuage de fumée artificielle, lampe frontale rouge sur le front. Noir complet. Le stroboscope, lui, fonctionne bien.
Bim Bam Boom, c'est parti pour une heure.
Pas venu pour quémander la recette secrète des Fricandelles, les lyonnais font le boulot pendant une heure. On ne voit rien, on se pourrit les poumons avec leur machine à brouillard à la con, mais le rendu est énorme. Alors que les appareils photos s'affolent, à la recherche d'un cliché potable,  leur presta fait effet d'un tank qui te passe sur le corps, mais qui a la bonté de t'offrir une B.O tout en te broyant les boyaux. 
Très peu de temps mort, aucun échange avec le public, pas un seul instant de douceur et de rares éclairs de lumière pour te rappeler que non, tu n'es pas mort, Celeste enchaîne les morceaux dans une chaude ambiance pour les fans collés à la scène.
Pour les moins connaisseurs, c'est un peu le choc. Après une semaine de boulot avec un insupportable patron, certains regrettent sûrement de ne pas être au travail.
Une agression sonore de ce type est "hypnotusante".
Non, ce n'est pas une faute de frappe. De quoi rester coi tout en sortant éreinté d'une prestation bouillonnante.
Dans ce noir brumeux, le groupe pourrait jouer en étant aussi démonstratif que Françis Cabrel, qu'il n'en demeurerait pas moins puissant dans ce live sans image.
Jouer ainsi est maintenant bien connu, il n'empêche qu'il mérite d'être vécu, au-delà du concept, au-delà d'un quelconque rendu vidéo et bien au-delà de ces mots.

Lorsque les lumières se rallument, que le groupe nous a fait bouffer du décibel sans sortir un mot, c'est un peu abasourdi que je remonte les escaliers pour sortir de la salle et rentrer dans un silence presque salvateur.

Ouais, Intense.

photo de Tookie
le 15/03/2017

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