Gwar - Battle Maximus

Gwar - "Battle Maximus"
chronique Gwar - Battle Maximus

 « Nous avons pleuré, nous avons honoré, et maintenant il est temps de nouveau de dévaster au nom de Flattus et de l'entité suprême qu'est GWAR. »

 

Voici des mots sortis tout droit de la bouche putride du puissant Oderus Urungus, leader éternel de la bande de dégénérés cosmiques, à la sorti de l'album Battle Maximus, hommage à Cory Smoot, aka Flattus Maximus, guitariste du groupe décédé en 2011.

Bienvenue maintenant à Flattus Pustulus, incarné par Brent Purgason, échappé de Cannabis Corpse.

Oui Gwar est une bande de guignols ayant élevé depuis deux décennies le mauvais goût en religion suprême, oui Gwar nous ravale au stade goro-anal, oui Gwar n'a pas sorti que des chefs d’œuvre, oui Gwar est une super star aux States et est quasi boudé en Europe.

Un fois que nous avons évacué toutes ces critiques dignes de Télérama, penchons-nous sur la dernière offrande guerrière d’Oderus et de ses sicaires ayant bouffé les dinosaures et fumant cinq tonnes de crack par jour, rien que ça.

 

(Vous venez à l'instant d'échapper au couplet nostalgie de rigueur : Scumdogs Of The Universe + années lycée = j'suis un croûton.)

 

Sous sa pochette nullissime, Battle Maximus raconte l'histoire du dernier combat de Gwar contre M. Perfect qui a traversé le temps et l'espace pour voler la puissance de notre (ma ?) horde intergalactique préférée, son (mon ?) pouvoir d'immortalité, et utiliser ce pouvoir pour faire muter la race humaine. Gwar demeure désormais le seul rempart contre la volonté hégémonique de perfection du tyran.

 

Le début de l'album est canon, entonnant ce Metal Punk bourrin typique du groupe, aux refrains super catchy et super débiles. Partagé entre l'aspect parodique et le côté foncièrement frondeurs des premières compos, on se surprend à aimer les breaks nombreux, le chant varié (Oderus rules), les solos de Thrashers et les positronneurs désintégrants.

Mais Gwar, comme sur la plupart de ses albums, du moins les quatre que je connais, ne tiens malheureusement pas la distance tout au long de la plaque.

En effet un gros vide plombe le bastringue, débutant avec "Mr Perfect" et s'achevant avec le cataclysmique, et pas dans le bon sens du terme, "Falling", pseudo balade me faisant invariablement penser, pour une raison inconnue, à une super star du foot tentant de faire du rock.

Heureusement " Fly Now" relève un peu le niveau en queue de peloton, un peu tard, le mal étant fait.

Vous me direz que trois scories sur treize morceaux, c'est peu, et je vous rétorquerai que ça fait un quart de l'album tout de même...

 

Mais ne boudons pas notre plaisir pipi caca, Gwar est suffisamment barré dans un truc irrécupérable d'horreur Z depuis tellement d'années, qu'un seul mot me viens à l'esprit : Whoa ! His name is Jacques Cousteau, a pussy and I Know you know.

 

Cela fait plus d'un mot, certes, et ces paroles ne figurent pas sur cet album, de plus.

Et alors ?

 

Brûlez Lordi, acclamez Gwar.

photo de Crom-Cruach
le 09/12/2013

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