Hello Byebye - S/T

Chronique CD album (55)

chronique Hello Byebye - S/T

Je vais vous faciliter la tâche, ne cherchez plus l’album pop frenchie de cette année 2010 désormais terminée ! Il est là sous vos yeux. L’album éponyme que sort HELLO BYEBYE ces jours-ci, outre le fait d’être redoutablement efficace, apparaît comme un super best-of de cette décennie qui s’achève. Donc ce qui va apparaître un peu dérangeant d’emblée est le côté « catalogue » de l’album. Un peu de Air (qui a fait de la muscul), un peu de Death in Vegas (avec un grand respect), un peu de Chemical Brothers (parfois en pure décalque « I like the way »). Le plus : de vraies chansons.

 

« Optimism » qui ouvre l’album est un titre d’une puissance impressionnante – cette basse- , et un clin d’œil aux glorieuses seventies (Led Zeppelin –  « whole lotta love ») les claviers, le tout dans une débauche d’efforts qui emporte l’auditeur. « Fast » nous la joue Daft Punk – période Discovery – groove chaleureux, vocoder énervant, immédiateté ! Sauce anglaise sur « Gonna make it », harmonies vocales délicatement posées sur un lit mancunien, période Madchester pour être précis. Pop-song subtile et bien dans l’air du temps pour « Vertigo », banjo à l’appui ! Vertiges de la production millimétrée. « No taste » qui emporte ma préférence derrière un voile opiacé de la meilleure tenue, bien sûr on sent à nouveau l’exercice de style.

 

Stéphane Mourgues connu sous le patronyme de DJ Moule opère en chef d’orchestre pour ce projet éclectique ou dispersé c’est selon. Le bonhomme est connu pour ses bootlegs dont un « L.A. Woman dans ta benz » assez représentatif de son état d’esprit. Nous ne sommes pas forcément dans le subtil mais plutôt dans le bien fait, dans l’efficace ; le tout renforcé par la voix diaphane de Célia.

 

Le plus, vous disais-je, de vraies chansons comme en témoignent « Good old days », « Don’t look at the past » et le terminus « Out of my head ». Autant d’incursions dans le corps des 10 dernières années baignées d’electro-pop à tous les étages.  La face reverse de Variety Lab en somme, -les vedettes en moins - ; l’accointance gazière en plus.

On retiendra d’Hello Byebye, toute la détermination dans un premier disque à concentrer les influences issues du cortex de chacun, forcément chacun y trouvera son compte, son –son- à lui. Le tout baignant dans de solides compositions, finalement un fait peu coutumier en France.

photo de Eric D-Toorop
le 14/01/2011

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