Imelda May - Tribal

Chronique CD album

chronique Imelda May - Tribal

Imelda May constitue un vrai ovni dans mon paysage musical.

En effet depuis plus de dix ans, la belle évolue dans un style mêlant pop 50's, surf rock, jazz , blues, bluegrass, country et rockabilly.

Et je peux vous assurez que ce n'est pas (seulement) le physique avantageux de la dame qui m'a fait posé une oreille sur son album Love Tattoo en 2008.

 

En effet, la richesse musicale de l'Irlandaise, à la croisée de plusieurs courants, est ancrée dans l'amour d'un âge d'or américain qui comme tout âge d'or, n'a jamais existé.

Je me cogne de la nostalgie et encore plus de celle outre atlantique mais j'aime le rockab et sa culture kustom, tatouages, baston et petites pépées en talons hauts.

Et Imelda aime les robes fourreaux léopards, les zombies, les bananes, la créature de Frankenstein, les crans d'arrêt et les blousons en cuir : une femme pas loin d' être parfaite en résumé. Pour les accusations de sexisme, déplacées, merci de planter du chanvre, de le récolter, de le tresser pour en faire une corde et... de vous pendre avec.

 

Mais rien ne vaudrait le coup sans cette voix chaude, sensuelle mais possédant une pêche à réveiller un mort, et qui transporte dans un monde sucré mais parfois foncièrement rock'n'roll.

Imelda est épaulé par un quartette de musiciens discrets mais au feeling impressionnant, révisant à eux seuls tout un pan de la musique ricaine depuis les champs de coton, ou juste après.

 

Tribal constitue le quatrième album du groupe et nous balade encore une fois en affichant un sourire candide et ravi sur nos lèvres malgré un certaine sensation d’écœurement parfois, un peu comme après s'être enfilé cul sec trois paquets de marshmallows.

Une basse ronflante suivie d'une guitare au son presque digne de The Cramps nous accueille sur le titre éponyme, pour un pure morceau de rockab que Brian Setzner, ayant plus ou moins lancé le combo, ne renierait sûrement pas.

Une partie du style Imelda résumé en un titre... Si vous n'aimez pas, inutile de poursuivre l'écoute de cette album, en effet "Wild Woman" continue sur cette lancée bien peu pop. La pop country acidulée arrive en troisième position, passons. Je n'ai jamais aimé me promener en santiags, on se casse vite la gueule à la moindre flaque de binouze répandue à terre.

"Gypsy Me" est par contre une balade lancinante et jazzy du plus bel effet. On imagine un vieux bar, une histoire de Boggart désabusé et un faucon malté 15 ans d'âge. Très cinématographique donc tout ça.

"Little Pixie" constitue par contre, comme sur chaque album d'Imelda, le ventre mou, chiant, long et mièvre. Heureusement, "Hellfire Club" repart de plus belle dans un rockab poppy sautillant suivi d'un "Five Good Man" au solo parfait.

Ouf, ça y est on respire de nouveau en remuant du popotin. Si "Wicked Way" croone en roulant de la trompette c'est pour mieux envoyer "Round The Bend" et ses petits frères suivants jusqu'au morceau "Zombie Girl". Fichtre, Horrorpops toque à la porte dans une ambiance nocturne et mystérieuse. Triplez le tempo et vous obtiendrez un parfait titre de Psychobilly.

 

Je vais arrêter là le track by track avec des trous dedans car l'édition de Tribal, que je me suis procuré, comporte pas moins de quinze titres alors forcément il y a à boire et à manger. Tribal ne révolutionne en rien la musique de la talentueuse Irlandaise en affichant des points fort et des titres très dispensables.

 

Peu importe, Imelda, tu as la classe, même Biba le dit.

photo de Crom-Cruach
le 27/08/2014

2 COMMENTAIRES

Eric D-Toorop

Eric D-Toorop le 29/08/2014 à 17:35:37

Quand elle jazzone, c'est parfait !

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 29/08/2014 à 18:28:41

Vi et quand elle rockab' aussi.

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