Kill For Peace - Logjam

Kill For Peace - "Logjam"
chronique Kill For Peace - Logjam

Ca y est, on est en plein dedans. L’été. Enfin ! Barbecue, tongs et piqûres de moustiques. En tout cas, quand je me suis levé ce matin, c’est ce à quoi je m’attendais. Fake. 2013, mec, c’est franchement n’imp’. Pas grave, on se rattrape sur la musique. Ce premier trimestre a été franchement au top. On ne peut pas tout avoir.

 

« Mais, sérieux, qu’est qu’il a ce mec à nous causer météo ? Non, parce que s’il faut se fader ici les mêmes discussions qu’à la boulangerie du coin, autant demander un bâtard pas trop cuit ! » T’as raison, j’aurais pu me déchirer un peu plus pour mon intro. Mais bon, qu’est ce que tu veux, même les meilleurs peuvent être dans un jour sans. Au moins j’aurais fait une intro, moi. Oui parce qu’il ne fallait pas vraiment compter sur Kill For Peace pour en faire une, d’intro.

 

Les ch’ti coreux sont en ce moment en pleine bourre. A peine plus d'un an après leur dernier effort, ils reviennent avec Logjam et force est de constater que la rapidité leur va très bien. Enfin, je dis pas ça pour leurs chères et tendres, hein !

 

Primo, Logjam peut se résumer par deux statistiques. Je sors ma tablette : 11 titres, 17 minutes. On peut se faire un action replay si ça te branche, mais le constat reste immuable : Kill For Peace nous la fait en mode go fast triple X. Attache ta ceinture, pas de préchauffage du diesel : vain. On est loin d'un truc d’éjaculateur précoce au final. Vitesse n’étant pas à confondre avec précipitation, les gars de Valenciennes n’ont donc pas bâclé leur semence mais ont plutôt su concentrer ce qu’il faut de moelle pour faire remuer même le plus réticent des popotins. A côté, un cachet de Guronsan noyé dans du Red Bull offert par un dealer d’amphét’, c’est de la cure thermale.

 

Avec leur fastcore qui va piocher autant dans du crossover 90’s que dans du beatdown de circonstance, Kill For Peace signe un album d’une immédiateté certaine (ça, j’espère que tu l’as compris) qui peut se vanter de tenir au bide sans aucun temps mort. Aucun. Du fait sur mesure pour les plus affamés de gros pits. Le son est dans les standards du genre, avec des guitares un poil synthétiques et quelques défauts sur le chant, mais l’essentiel est là : de l’énergie, de l’énergie et encore de l’énergie. Du bon riddim pour kiffer la vibe en somme.

 

J’ai lu quelque part qu’en BTP, on évalue la puissance calorifique d’un corps humain à environ 100 Watts. Crois-moi, à l’écoute de Logjam, on tient quelque chose pour doubler voire tripler ce score. Comme quoi, même si l’été sera pourri, on aura de quoi se tenir au chaud.

 

photo de Geoffrey Fatbastard
le 03/07/2013

2 COMMENTAIRES

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 03/07/2013 à 12:27:08

L'eau à la bouche jusqu'à "dans du beatdown de circonstance" et là mon regard s'est fait circonspect voire limite méfiant. Comme celui d'un chat face à un souris de 3 m de long et couverte d'écailles.

Geoffrey Fatbastard

Geoffrey Fatbastard le 04/07/2013 à 13:50:43

clique sur play et fais toi ta propre idée, hein...

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