Killbody Tuning - Hello! Welcome, so far​.​.​.

Chronique CD album (42:00)

chronique Killbody Tuning - Hello! Welcome, so far​.​.​.

Encore. Toujours. Mais tant pis.
Killbody tuning n'en était pas à son dépucelage en 2014, lorsque sortait "Hello ! Welcome so far". Il n'était pas non plus le premier à s'engouffrer dans la brèche d'un style musical visité par des milliers d'autres bandes de jeunes mélomanes.

 

Du post-rock. Encore. Toujours. Mais tant pis.
Tant pis si tu t'es lassé du genre. Tant pis si tu ne l'aimes pas. Tant pis nous devons en parler quand même.
Pas simplement parce que le disque nous a été envoyé par Hummus records. On aurait pu passer sous silence la sortie, déjà vieille (3-4 ans, de nos jours, c'est une éternité !). 
Non : Killbody tuning n'est pas là pour révolutionner un genre. Il n'est pas non plus là pour réciter une leçon bien apprise par l'écoute d'autres groupes.

Coincé entre des sonorités légères et un ton qui n'est pas sans gravité, on navigue dans cet album en ayant la sensation de ne jamais vraiment le saisir. 
Il est là l'intérêt de Killbody tuning. Musicalement il n'a rien de nouveau à proposer mais le groupe s'est crée un univers en quelques arpèges.

Au risque de tristement radoter, rien ne fait de ce groupe et de cet album un disque au-dessus du lot...si ce n'est de capter l'attention avec un style devenu presque commun.

Pourquoi ? Comment ?
À chaque auditeur sa justification, ses impressions, son sentiment.

Parce qu'il n'y a rien de "spécial", de novateur, si ce n'est cette capacité à capter l'attention au moyen de morceaux dont la structure est aussi convenue qu'attendue.

Oui, mais.

Mais les intros sont bien travaillées, le groupe prend son temps d'installer une ambiance sans s'apesantir, sans oublier l'essentiel : aller droit au but en étant renversant. Il y a également quelque chose de "brut", de "direct" dans le son d' "Hello ! Welcome so Far".
 
Plus évident encore, c'est en jouant sur deux tableaux, en misant sur les effets de contrastes, en étant aérien et sombre, lourd et léger, apaisant et écrasant que Killbody Tuning marque. 
On retient de la traversée de ces 38 minutes la rencontre d'instruments qui proposent deux univers différents. (la plus évidente étant celle des guitares sur "This life could be the last")
Il touche donc par ses paradoxes mais aussi parce que ce voyage musical est mélancolique. 
Enfin, l'intensité est commune à toutes les pistes. Il est juste dommage qu'elle ne s'exprime que par des poncifs et des codes qui n'ont de cesse d'être usés depuis deux décennies...

photo de Tookie
le 02/08/2017

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