Le Réveil Des Tropiques - Le réveil des Tropiques

Chronique CD album

chronique Le Réveil Des Tropiques - Le réveil des Tropiques

Cette (courte) chronique, j’aurai mis  six (longs) mois à l’écrire, mais j’avais une bonne raison, je m’étais perdu dans ce disque labyrinthique. En bon Petit Poucet, j’avais pourtant lancé des petits cailloux pour ne pas me perdre en chemin et baliser un peu le parcours dans cette jungle tropicale : Un petit post-rock ici, un petit noise-rock par là, et pis un peu plus loin, un gros free, solide comme un roc celui là. Mais le chemin était vraiment long (deux disques, plus d'une heure quinze de musique) et au bout d’un moment, je me suis laissé transporter, et j’ai plus pensé à poser mes petites balises, absorbé comme je l’étais par le paysage. Dans le pire des cas, j’avais toujours mon légendaire sens de l’orientation musical, celui qui m’avait permis de m’extraire de bien des labyrinthes sonores, « y’a toujours moyen de s’y retrouver, » que j’me disais…

 

Mais non, raté, j’étais définitivement paumé. Alors plutôt que de paniquer en écoutant les petits grésillements qui m’entouraient,  les échos stellaires dans le lointain et toutes les hallucinations auditives qui pouvaient en découler, je me suis recentré sur les fondamentaux, le solide. Je me répétais « yes we Can »  en boucle, histoire de me convaincre que je pouvais sortir du Magma végétal qui m’entourait. Enfin, au bout d’un moment, j’ai aperçu un Chevreuil un peu hagard. J’me suis d’abord demandé ce que venait faire ce mammifère dans une forêt tropicale, et finalement, j’ai décidé de le suivre. Bah oui, que voulez vous, moi aussi j’improvisais.

 

Finalement, après moultes détours, on a débouché sur une autoroute bien droite, le genre de route qui file vers l’horizon dans le soleil couchant. A ce moment là, la pauvre bête a été fauchée par un gros Bästard dans une Trans Am rutilante. Mais je ne l’ai pas pleuré longtemps car une sonnerie a retentie, et j’ai ouvert les yeux, déboussolé, en sueur, un peu fiévreux même.

 

J’étais dans une case, à l’autre bout du monde, et une vieille dame me souriait sur un fond de ciel bleu. Ça me fait toujours ça quand j’émerge après un long voyage. Avec le décalage horaire,  c’est un peu dur le Réveil des Tropiques.

photo de Crousti boy
le 03/02/2014

0 COMMENTAIRE

AJOUTER UN COMMENTAIRE

anonyme


évènements

HASARDandCO

Australasia - Sin4tr4
Gorod - avril 2011