Nothing Lasts - s/t

Nothing Lasts - "s/t"
chronique Nothing Lasts - s/t

La vache en voilà « des » qui traînent pas !

Car, à peine formés en 2014, que les Nothing Lasts balancent déjà leur premier obus. Une belle ogive bien calibrée en mode DIY total.

 

Si les membres du groupe se revendiquent de plusieurs horizons musicaux différents, la forme que prend cette première galette ne laisse place à aucun doute : ce sera le feu et la rage du Punk HxC à fond les boulons. Équipé d'un beau smilodon dessiné par Tony Da Rocha en guise de pochette, ce s/t ne se pose pas trop de question sur la façon de mettre des claques auditifs.

En apparence toutefois seulement, car une certaine finesse n'est pas exempte de la plaque.

 

Ainsi le combo ne joue pas les bêtes brutos testostéronés et injecte pas mal de mélodie dans son potage. D’autant que le mic est tenue par Lydie. Soutenue par des chœurs poilus, la demoiselle est d'une crédibilité sans faille pour postillonner alentour. Et paf j'en ai reçu un dans l’œil.

 

Remarquablement produit (quelle basse rondelette !), l'album se concentre sur un bon équilibre entre coups de front vicieux ("Sometimes" et "Competition" pour exemples) et titres plus réfléchis ("Diamond And Skulls" au groove diabolique). Bon l'intro de "Plague" est très dispensable et le morceau, du coup, se traîne sans réellement accrocher. Comme faute de goût disons que cela se réduit à cette portion congrue et à un son un poil trop propret pour votre serviteur.

 

Alliant un fond engagé et un esprit alternatif à une forme léchée, Nothing Lasts fait plaisir à attendre.

C'est pas un des buts de la musique au final ?

photo de Crom-Cruach
le 11/01/2016

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