Pathology - Awaken to Suffering

Chronique CD album (31:13)

chronique Pathology - Awaken to Suffering

Y a des périodes comme ça, où je me sens d’humeur crasseuse ! Et quand on cherche du dégueuli musical, quoi de mieux que de se tourner du côté du Brutal Death, voir du Slamming Death comme on l’appelle, pour se prendre une bonne claque bien pâteuse dans la gueule ! C’est ainsi, et par hasard, que je suis tombé sur la nouvelle cuvée des Californiens de Pathology.

 

Ce jeune quintet s’est formé en 2006, et comme dans cette branche musicale on ne perd pas de temps en subtilité de compositions, ils en sont déjà à leur cinquième album. Pathology ne nous laisse donc pas le temps de moisir, et nous refourgue chaque année une nouvelle déjection de leur Brutal Death, vomitif à souhait. Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, il y a parfois de la subtilité dans la brutalité ; et il ne s’agit pas ici d’une bouillie sonore uniquement constituée d’un tapis de basses fréquences à la Mortician, même si ça fait quand même partie du décor…

Ok, Awaken To Suffering est globalement une grosse boule de gras bien dégoulinante qui sent bon la tripaille putréfiée. Mais quand on fourre un peu plus son nez dans ce carnage musical, on se dit que ces gentils loulous se sont quand même un peu arrachés les doigts sur ce coup-là.

Alors que sur les précédents albums ils avaient surtout misé sur le côté visqueux et bas du front, sur ce nouvel album ils ont essayé d’offrir une texture musicale un peu plus travaillée. A tel point qu’on retrouve, de temps en temps, quelques notes mélodiques qui pointent timidement le bout de leur nez, ainsi que pas mal de soli au cours de l’album. Bien entendu il ne faut pas rater le coche, car ils le tentent, mais pas trop quand même ! En ce qui concerne les autres ‘’frivolités’’, Pathology s’est même permis d’incruster un petit morceau d’1minute30 (« Prolonging To Suffering ») qui flirte méchamment avec le Deathcore : riffs mélodiques et breakdown à l’appui. Cerise sur le gâteau ? On a droit à notre petit morceau arpègique qui fait toujours le même effet qu’un mec qui bouffe une salade au Mcdo… Il y a parfois certaines choses qu’on n’explique pas.

 

Bref, mise à part ces quelques écarts, on a tout de même affaire à du Death metal de grizzly qui nous vient du même bled que la bande à Disgorge ! Ce qui m’a bien plu chez eux, c’est que non seulement ils tapent dans le Brutal Death boueux comme je l’aime, mais qu’en plus ça groove méchamment ! Les riffs sont vraiment bien foutus, je dirais même que je leur ai parfois trouvé quelque chose de Gorgasmique. Même si ça reste du riff de catacombe, on se rend compte que les mecs derrière leur manche ne font pas de figuration, et qu’il ne s’agit pas toujours de gratouiller les deux premières cordes. Comme j’y faisais allusion plus haut : il ne faut pas non plus oublier que ces jeunes gens ont émergé au même moment que la génération Deathcore… On y pense fortement lors des ralentissements marécageux ! Il faut aussi préciser que le mec qui vomit dans le micro est un ancien de I Declare War et que c’est son premier album avec le groupe.

 

C’est ce qui fait que Pathology dégage un sens du groove foutrement bon, et c’est également ce qui fait que leur musique est assez intéressante pour qu’on se surprenne à plonger complétement dans cet album ; qui n’est pas au final qu’un album de Brutal Death bête et méchant…

photo de Domain-of-death
le 07/11/2011

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