Powell - Silent Clashes

Powell - "Silent Clashes"
chronique Powell - Silent Clashes
La scène rock/noise française est en plein essor en ce moment, la preuve même sur ce site avec les chroniques de l'album des Down To Earth et du dernier Dirge, et voici que débarque le premier album de Powell, groupe venant du Mans et offrant lui aussi un album de grande qualité.

Le groupe s'étant forgé une bonne réputation grâce à ces EP's s'est vu octroyé une distribution nationale, et heureusement pour nous, gentils auditeurs que nous sommes, il s'agit du meilleur opus du groupe à ce jour. Album reflétant tout ce que le groupe à pu digérer entre ses différentes tournées, ses rencontres et autres découvertes musicales, reflétant également un groupe qui maitrise plus que jamais sa musique, son art. "Silent Clashes" fait donc suite à deux EP's sortis depuis 2004 et ayant fait déjà pas mal de bruit. Et du bruit, Powell en fait, et du très bon même. Au long de neuf pistes (dont une intro) envoyées en trente minutes chrono, le groupe balance sa fougue et sa hargne au rythme de morceaux noises variés et plein de personnalité.

Premier album, et déjà on note quelques différences avec les précédentes productions, car sans se reposer sur ses lauriers déjà acquis, le groupe tente la nouveauté, la surprise, sans pour autant prendre des risques non calculés et dénaturer sa musique. Juste que les gars ont évolué logiquement et ont aussi si tirer partie des différents courants musicaux.
La preuve avec ce "Room 65", première chanson, gueularde, sur le fil du rasoir et avec un break rock dansant en plein milieu à la façon des derniers groupes anglais. Break osé, tout en étant parfaitement bien intégré dans ce déluge sonore. "Bad Loser" quant à lui remet les pendules à l'heure, alternant refrain à la voix érayée et couplet plus rock, tendant parfois du coté de l'émo. "One By One" vient apporter un peu d'air, avec ses airs d'Engine Down et le duo de chant encore mieux travaillé que par le passé. Le genre de morceau impossible à décrire sur le papier, mais qui vous prend aux tripes à la moindre écoute ; entre furie des riffs et chant à gorge déployée, alternant avec des passages plus posés et légers, le tout bien amené, maitrisé, sans aucun accrocs. Les morceaux défilent jusqu'à "The Man Who'd Never Cried", toujours dans cette même veine, toujours avec ce soucis d'accrocher l'auditeur au plus profond, de jouer avec ses sens.

L'album passe progressivement, et au bout d'un certain temps on a la réelle impression d'être téléporté dans les années 90, quand émergeait cette scène noise et indie, avec des groupes comme Quicksand, Fugazi, ou encore Chokebore et autres Portobello Bones en France. Car sans pour autant copier, Powell rappelle indéniablement cette période musicale, scène dont il s'est à la fois inspiré, et dont il représente aujourd'hui l'avenir, le renouveau (les petites touches émoisantes par exemple).

"Silent Clashes" se révèle donc être un très bon premier album, et Powell se montre être un groupe très inspiré et plein de talent. Et il va sans dire que ce premier album va marquer la scène indé française, sans aucun doute. Cependant, neuf pistes pour un album, c'est un peu juste…
photo de DreamBrother
le 09/10/2007

1 COMMENTAIRE

Tookie

Tookie le 10/06/2012 à 10:54:42

Toujours excellent cet album !

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