Ravaged By The Yeti - Apex Predator

Chronique CD album

chronique Ravaged By The Yeti - Apex Predator

Quand les deux potos Jonny Petersen (Burning The Bastards, Massacre, Succubus, Gods Forsaken, Heads for the Dead, Gore Brigade, Berzerker Legion, Cropsy Maniac, Human Harvest, Just Before Dawn, Pale King, Ursinne, Wombbath, etc...) et Rogga Johansson (légende suédoise du ODSM avec plus de 50 formations différentes) décident encore de se faire des papouilles, car ce n’est pas la première fois, cela donne un combo au nom juste parfait.

 

Les deux compères au chant et aux guitares, aidés de deux autres mignonnets, patouillent ici ce qu’il font de mieux : du OSDM. Mais un Death vieille école ayant bouffé un Grindeux.

Violence et second degré seront ici de mise pour enquiller 24 titres en 45 généreuses minutes. Trop généreuses ? Oui sans doute, une demi-heure aurait suffi pour bien tout piger le con-cept.

Mais le Yéti mérite bien ça.

Un Yéti qui aurait becté Tintin au Tibet et son micheton Tchang ainsi que tous les abrutis qui sont venus l’emmerder dans son bled paumé depuis un siècle.

 

Nanti de compos ultra rapides et rudement bien torchées grâce à un riffing simpliste mais généreux, Apex Predator (gros clin d’œil à qui vous savez) défile sans réel lassitude même si les imbécilités racontées par le groupe n’ont pas vraiment de vertu politique.

Rogga s’érige en grogneur en chef. Et son timbre convient parfaitement à un primate géant et foutrement affamé.

Dans toute cette plâtrée de méchanceté, on découvre quelques petites perles nous invitant à secouer notre tête d’explorateur un peu concon, avant de nous la faire arracher par la créature susnommée.

A partir du dixième titre (je précise qu’ils durent en moyenne moins de deux minutes), le skeud prend son rythme de croisière destructeur. Les mid-tempo punkifiés viennent alors agrémenter une cavalcade permanente sur un glacier encore épargné par le réchauffement climatique. De fait, Apex Predator acquiert un petit côté écolo bien d’à propos.

Non, je raconte n’importe quoi.

Car l’écoute de l’album donne invariablement envie de proférer d’insanes débilités. D’autant qu’une partie des paroles se fondent sur la façon de s’alimenter de la grosse bestiole vacharde.

 

Certains décrocheront rapidement de cette partie de chasse en milieu super hostile.

Mais pour moi, ces Abominables Deathsters des Neiges ont vite trouvé un chemin vers mon petit cœur de glace, amateur de oldskullitude décomplexée.

photo de Crom-Cruach
le 22/02/2024

3 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 22/02/2024 à 08:26:10

Pochette géniale 🤣

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 22/02/2024 à 19:35:06

Le tout est assez croquignol.

Aldorus Berthier

Aldorus Berthier le 05/03/2024 à 08:38:48

"je précise qu’ils durent en moyenne moins de deux minutes" ; en même temps quand ils durent plus longtemps c'est pas là qu'on commence généralement à parler de grindcore progressif ?

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