Sabertooth - Of Shadows Yet To Come

Chronique CD album (12:01)

chronique Sabertooth - Of Shadows Yet To Come

Première sortie pour le groupe Sabertooth avec son inaugural EP Of Shadows Yet To Come, une sortie somme toute hyper classique pour le genre, honorant trivialement mais sérieusement la tradition Punk-Hardcore. Originaire de Châlon-en-Champagne, le combo part avec le handicap de sa provenance. Niveau Street cred, on repassera… Et pourtant les gars font très bien le taf. On se croirait presque en présence d’un New-York Hardcore crew. Tout ça pour dire que faire l’expérience de la street n’est pas la condition sine qua non pour l’incarner. On ne tire pas sa légitimité exclusivement de son background historique, géographique ou culturelle, la crédibilité de la musique de Sabertooth nous le prouve encore. Avec son statut d’outsider et d’impie, Sabertooth déjoue les théories sociales univoques et parfois merdeuses.

 

Niveau des compos et de la verve punk, c’est comme je disais plus haut, ça ne réinvente rien mais comme la vieille école et ses leçons sont toujours d’actualité, à quoi bon… ? Les problématiques sociales, les enjeux politiques, les constats rageux et de frustrations sont les mêmes qu’aux origines de la scène « Boomerang ». La répétition est salvatrice, elle est maintenue par les acteurs d’un middle même issue d'une petite bourgade, et nous ramène toujours à l’essentiel.

Sick Of It All, Cro-Mags, Judge, MadBall pour les sommités référées dans Of Shadows Yet To Come, Missile et Radical Suckers pour les bad kids et trublions actuels. Voilà en gros pour les références…

 

Le riffing lui est à l’image de la cover , félin dans sa sauvagerie avec tous les apports de la technique incendiaire pour ambiancer le zbeul ambiant. Un feu jubilatoire et cathartique qui binairement en appellent aux bas instincts. Musicalement, on retrouve tous les poncifs du genre diront certains.es, et alors? va niquer ta modernité puante. Ce qui fait vibrer sur ce skeud c’est bien cette célébration d’un passé toujours aussi présent. Fidèle à la scène et débarquant en meute sur la base de ces slogans communautaires, Sabertooth nous convie à rejoindre ton dance-floor mental de circonstance, autour de riffs récréatifs en mode 2 Steps=2 neurones. Voilà c’est putain de basique et efficace, et en même temps les mecs sont loin d’être des branques de la structure et de la technique. Le riffing est véloce, le chant est placé sur le fil du fist en l’air, la lourdeur est de mise et les mecs s’autorisent même quelques embardées mélodiques « One HeartBeat Away ». Les morceaux s’enchainent sans broncher, c’est la fête au hardcore tout en posant de conséquents constats. Il fut un temps où j’en avais que pour la modernité musicale, la tradition hardcore et des groupes comme Sabertooth m’ont ramené à la PMA (à l'attitude... la positive... celle du mental hardcore), et au réenchantement par l'Histoire.

photo de Freaks
le 10/06/2021

1 COMMENTAIRE

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 10/06/2021 à 19:14:20

C'est pas dégueulasse mais tellement routinier...

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