Storm Of Sedition - Decivilize

Storm Of Sedition - "Decivilize "
chronique Storm Of Sedition - Decivilize

Iskra demeure une source d'inspiration pour nombre de combos, que ce soit niveau purement musical ou bien éthiquement parlant.

Bon, mes informateurs me soufflent que Storm Of Sedition (au line-up non communiqué) est en fait formé de membres du groupe sus-nommé et aussi de certains guguss de Mutiny, Crepehanger et Leper... pas de hasard donc.

Ainsi, la vilaine patte des inventeurs du blackened Crust se fait très prégnante sur cette dernière galette de projet parallèle. Projet déjà responsable, ni plus ni moins, de la meilleur plaque de D-Crust de l'année 2014.

 

« Civilization's domestication attempts to crush and control both our body and spirit. »

Les anarcho-primates de Victoria B.C. ont en effet métalliser leur son et leur production donc. Sont bien contents tout de même, d'avoir l’électricité, pour beugler ! Hein ! Sinon c'est vite: ils tapent sur des bambous et ça ne leur irait pas bien.

Le style de Storm Of Sedition est toujours reconnaissable, heureusement.

 

« If we want to break free, we must avert, attack, and destroy the dominant civilized culture itself with its many reifications and abstractions. »

I want to break free, c'est un refrain pas nouveau sauf que là point de ménagère moustachue. L'aspect Metal est donc, je me répète, bien plus présent que sur leur premier méfait. Principalement dans les riffs dont la plaque est une collection et les leads parfois haut perchés (le squameux "Deurbanize"). La basse, par contre, profite amplement de ce son plus clair (l'intro tellurique de "Death Culture").

La rythmique se fait aussi d'avantage complexe et dépourvue de linéarité comme on aurait pu l'attendre. Multipliant les breaks, les Crusties maintiennent en éveil, surprennent parfois. "Disconnect" expose alors une longue intro lancinante avant de se faire féroce et carnassier. "Education Is Colonization" frôle le grind tortueux entrecoupé d'un court speech typiquement anarcho-punk.

 

Les duels de voix sont toujours présents, mélangeant les growls vraiment death et les vocaux écorchés , féminins et masculins se rapprochant, tous deux, de ceux de D-War, hurleuse d'Iskra.

Ne se cache-t-elle pas alors au détour d'un des micros ? Réponse désormais évidente pour moi.

Me demande d'ailleurs comment je n'avais pas capté sur leur premier.

 

Certains déploreront un peu la perte de la simplicité brutale de leur éponyme (j'en suis) mais d'autres trouveront peut-être matière à s'intéresser au groupe et à son discours radical.

En l'état, Decivilize s'apprécie, avec moins d'immédiateté que son illustre grand frère mais permet de faire varier les plaisirs du tympans avec une durée de vie certaine.

photo de Crom-Cruach
le 12/05/2016

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