Svältvinter - Hädangången

Chronique CD album

chronique Svältvinter - Hädangången

La Suède c’est sympa.

Pas trop cosmopolite, mais très sympa.

Bon, la bière est dégueulasse.

A part quand c’est un punk tchèque qui vous en propose.

Mais, les Suédoises sont jolies. Y’a pas plus de jolies filles qu’ailleurs je pense.

Mais quand elles sont jolies, elles sont vraiment jolies.

Et puis en Suède y’a des lacs, pas mal de lacs et des forêts, pas mal de forêts.

 

Svältvinter aime bien la forêt et les crânes, aussi.

C’est bien les crânes. Moi j’aime bien mais ma femme, moins. Elle dit qu’on n’a pas la place en appart’ pour avoir d’autres crânes, genre comme celui d’un bœuf musqué. Alors j’ai juste un crâne de chevreuil (mais un gros) et un de corneille (petit, forcément).

Les Svältvinter aiment les mêmes choses que moi en fait. Y’a qu’à voir la pochette de leur premier album (une photo de Fanny Vedin).

En fait, là, c’est une compil de ce que le groupe a sorti depuis 2015 mais ça ressemble à un album.

Avec son concept Black Metal anti-urbain, Svältvinter peut faire sourire.

Qui ne sourit pas des « concepts » du Black Metal d’ailleurs ?

 

Mais les Suédois ont une approche du Black que j’aime bien. Sinon j’aurais pas chroniqué leur album, faut dire.

Car Svältvinter a une vision résolument punk (mais pas forcément tchèque) du Black.

C’est pas super évident à voir quand on se rend compte de la durée excessive (pour moi) de "Hädanfärd". C’est plus facile à piger en écoutant. Et puis, malgré sa longueur rédhibitoire (pour moi), il se passe plein de choses sur ce premier titre. Un peu comme une balade en forêt à chercher des crânes.

Bon là direct, c’est du broutal. On dérouille sévère comme si on avait rencontré un ours sans faire gaffe aux panneaux « Gaffe aux Ours ». On a l’impression que le batteur, lui, il l’a vu le panneau. Tellement il cavale.

Svältvinter a mis aussi l'accent sur les riffs des bois, et les accords diablement accrocheurs.

Logique !!! hurlerez-vous, pour du Black forestier. Bravo vous avez fait fuir la faune locale à brailler.

Pourtant loin d’être basique et pompeux (on dit « épique » quand on cause Black Metal), comme le dernier Dark Funeral, Hädangången étale toute la palette du noir et du froid.

 

Y’a du keupon, oui alors, mais pas seulement.

Et hop un petit break aérien s’impose, comme la vision d’une anémone... des bois tirant une larme à un affreux bûcheron pas beau. On est en pleine nature, vous l’aurez compris.

Et bim, un passage atmo se pose, comme un lever de soleil sur les cimes enneigés à se peler les roustons.

 

Le frontman hurle la plupart du temps car il a posé les siens, de roustons, dans un piège (Gaffe aux panneaux) mais sait aussi chiouler quand il faut. Un peu comme Bambi après le meurtre de sa mère par un affreux chasseur pas beau.

La cynégétique, ça ne rigole pas.

Comme Svältvinter.

Qui balance pas mal de trucs en un premier morceau. Des runes, des haches et Bambi.

 

Et dire qu’il reste neuf autres titres après.

photo de Crom-Cruach
le 07/04/2022

3 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 07/04/2022 à 09:42:33

Haha cette chronique !! Moi j’attends la description des neufs autres titres par contre

Pingouins

Pingouins le 07/04/2022 à 09:56:33

Excellente chro en effet ! J'en ai bien profité depuis la toiture où je bosse (et où il y a un crane de pigeon que je peux te mettre de côté).

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 07/04/2022 à 18:36:33

T'as pas trouvé un crâne de boeuf musqué sur ton toit ? Ou de morse à la rigueur...

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