The Bushmen - War and Soda

The Bushmen - "War and Soda"
chronique The Bushmen - War and Soda

Ladies and Gentlemen let me introduce you… The Bushmen !  (Applause)
Ah bon sang, oui, cette chronique mérite une intro en fanfare… sans cuivres, sans cette saleté de Didgeridoo.  Allez, je vous rafraîchi la mémoire, les nineties en France, la noise, certes et le punk à roulettes,Burning Heads,  Seven Hate (Savonette), Happy Anger, Dead Pop Club, Shaggy Hound, Lollipop, That’s the way cookie crumbles… ça vous reviens. Back to 2006 pour ce War and Soda commémoratif mais pas que !

 

Quatrième plaque pour les limougeauds en un peu plus de dix ans d’existence à l’époque, War and Soda impose d’emblée son savoir-faire par un sens de la mélodie pointue diablement addictif. Les breaks sont bien placés, forcément, ça joue juste et bien, ça sonne pile comme il le faut. Un effort toujours constant sur le chant pour imprégner la fougue nécessaire à raconter les dérives du capitalisme. The Bushmen où la réincarnation du fais-le-toi-même, sans se poser de questions, sans calculer sur une supposée retombée économique, d’autant plus marquant que sur les 7 titres proposés y’a au moins 5 singles immédiats, si cette plaque était sorti chez Burning Heart ou chez les ricains.

 

L’histoire retiendra que le groupe n’a jamais bénéficié d’une lumière bienveillante à l’instar de ce qu’on put connaître les Uncommonmenfrommars ou les Burning Heads.  Assez incompréhensible, compte-tenu de la discographie sans failles du combo.  Leur plus, une certaine sauvagerie savamment dosée,  un engagement sans failles, des textes bien écrits pour un genre archi-codifié.  C’est peut-être ça la nuance qui a bouleversé une voie toute tracée, The Bushmen n’hésite pas à sortir des sillons profondément creusés. À une agressivité vaine, ils préfèrent une écriture plus sereine, ces gars écrivent des chansons sur un tempo soutenu certes. Lorsqu’ils ralentissent la course, c’est pour mieux appuyer le propos et l’auditeur de chantonner au volant ! Quelques pointes de noise-rock par-ci, par-là, une utilisation trop timide de samples, présent sur l’excellent « Delicatessen », cette basse élastique bien présente et une chaleur parfois proche du désert, quelqu’un a dit Millionaire ( ?),  font de ce War and Soda un disque bien ancré dans une autre époque, un disque familier aussi.

Il faut redécouvrir The Bushmen.   

photo de Eric D-Toorop
le 27/11/2012

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