The Psychedelic Furs - Made of Rain

Chronique CD album (51:38)

chronique The Psychedelic Furs - Made of Rain

- Hey Eric !

Comment vas tu ?

As-tu écouté les derniers albums de FONTAINES DC et THE PSYCHEDELIC FURS ?

ça te dirait de les chroniquer ?

à toi de me dire ;)  -

 

C'est par cette brève et joviale missive reçue du Patron à la fin du mois d'août 2020, que je prend conscience que The Psychedelic Furs est toujours vivant ! Non, pour ces protagonistes, je savais les frères Butler toujours actifs ça et là depuis le début des années 90... et la fin de The Psychedelic Furs (vous suivez?)

 

Après une dizaine d'années de pause, le groupe, reformé avec des nouveaux membres, a entamé une carrière de concerts (à l'instar de The Sisters of Mercy) se refusant de produire un nouvel album, et se contentant de jouer les 3-4 albums marquants de leur vie d'avant. Talk Talk Talk, Forever Now, Mirror Moves, et Books of days. L'histoire retiendra le Talk Talk Talk de 1981 pour le single « Pretty in Pink » et leur Mirror Moves de 1984 mené par leur triplette en H « Here come cowboys », « Heaven » et « Heartbeat ». - Des albums découverts 15 ans plus tard pour ma part. -

 

Véritable - Band next door – The Psychedelic Furs a grandi dans les années 80 bien à l'ombre des Depeche Mode, U2, INXS et Simple Minds partageant avec ces 2 derniers une certaine idée du romantisme pop et de l'orchestration fine. Trop littoral pour être adoptés, trop précieux sur certains albums pour être retenus, et sans doute trop poétiques pour certains non-anglophones. Les textes de Richard Butler planant toujours un peu que pour retenir la scansion ou le refrain.

The Psychedelic Furs était un groupe pop modèle des années 80. Une musique orchestrée, synthétisée, un peu distante et toujours classe. Bien propre aux production de Steve Lillywhite, l'homme-son des 80's pour les groupes à guitares.

 

Pour les oreilles habitués aux digressions, aux blasts ou aux Ouane Tou Tri For, Made of rain est surprenant. Et d'emblée, très plaisant aussi ! Les mélodies sont subtiles et inspirées, la voix de Butler est un catalyseur naturel d'émotions et chaque instrument est à sa juste place. On parle quand même d'un groupe qui a 40 ans de métier et ça se sent !

 

Proche dans l'esprit du sublime Olympia de Bryan Ferry (2010), Made of rain est un album d'exploitation, d'exploration aussi. Certaines intros reposent sur des synthés inventifs, un titre comme « This ll never be like love » semble daté et est pourtant intemporel.

Difficile pour autant de se contenter d'un déroulé au titre par titre, l'oeuvre est unie, sans vraiment de temps morts à part le très cliché « Ash wednesday » ou de redondance. Elle souffre pour autant de distance et de moments suspendus un peu nombrilistes, on leur en voudra pas.

 

Peu de groupes, tous genres confondus, peuvent se targuer de tenir un peu plus de 50 minutes avec la même qualité dans les compositions. Dans les temps forts « Come all ye faithful», « Wrong train » avec son clin d'oeil d'intro à Marianne Faithful, ou le très plaisant « stars » en terminus. Cette belle série portée par l 'inaugural et impeccable « The boy who invented rock'n'roll » qui en dit long sur les intentions du groupe et leur humour (ils sont anglais, quand même).

 

Lors d'une interview Richard Butler déclarait. - J'ai passé 25 ans à me dire à quoi bon un album en plus – et les 4 dernières années à me dire pourquoi pas un album de plus ! - Et franchement, bien leur en a pris.

 

 

Et dire que leur aventure a démarré en 1977 lors d'un concert des Sex Pistols !

 

photo de Eric D-Toorop
le 29/05/2021

1 COMMENTAIRE

pidji

pidji le 29/05/2021 à 12:14:51

Très belle suprise de l'an dernier, j'ai bcp écouté ce disque

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